Bruxelles, 12/06/2001 (Agence Europe) - Une délégation du groupe socialiste du Parlement européen qui a été en Chine fin mai, à l'invitation du Parti Communiste et du gouvernement chinois, y a eu des discussions "vives et franches", et les Chinois étaient "clairement désireux d'améliorer les relations avec l'UE et le dialogue politique, et d'apprendre davantage sur le travail et les méthodes des partis sociaux-démocrates", souligne un communiqué du groupe. La délégation, conduite par le président du groupe Enrique Baron, a été informée des succès de la réforme économique, les autorités lui faisant part aussi de "leur anxiété face aux problèmes que pourrait engendrer le processus de modernisation, de libéralisation et de changement, en termes de stabilité politique, et dont elles admettent qu'il a déjà provoqué des déséquilibres sociaux", indique le communiqué. "Si la nation chinoise ne peut pas participer au développement économique, il y aura un mécontentement dans la population et cela mènera à des problèmes politiques", a dit aux députés européens Dai Bingkuo, le responsable de la Division internationale du CCP.
Les nombreuses questions posées par les Chinois "témoignaient d'un intérêt considérable de leur part" à l'égard de "l'économie sociale du marché unique", a indiqué M. Baron. Le développement de la société civile, la réforme du système judiciaire, la rationalisation de l'administration, l'amélioration de l'éducation et de la formation en Chine étaient au coeur des préoccupations de ses interlocuteurs. La délégation, qui a assisté à l'acte de signature d'un programme d'assistance technique à la formation d'experts pour les élections des autorités locales sponsorisé par la Commission, a relevé la présence de nombreux ministres européens lors de cette signature comme un signe "du renforcement des relations diplomatiques sino-européennes". Les députés confirment cependant que "les discussions sont devenues problématiques lorsque des questions sensibles pour Pékin ont été soulevées: démocratisation, libertés publiques, droits de l'Homme et, tout particulièrement, la peine de mort". Quant aux divergences au sujet de Taiwan et du Tibet", elles ont suscité des remarques assez virulentes du côté chinois et un appel des Européens à "un dialogue plus flexible".