Bruxelles, 12/06/2001 (Agence Europe) - Des banquiers suisses, s'exprimant à Berne lors d'un séminaire de l'Association suisse des banquiers (ASB), ont indiqué mardi qu'ils étaient prêts à accepter le compromis du sommet de Feira sur la fiscalité de l'épargne à condition que celui-ci soit d'application avec certains pays asiatiques, tels que le Japon, Singapour et Hong-Kong. Le compromis de Feira prévoit de généraliser un régime d'échange d'informations aux pays européens en 2010, après une période transitoire de 7 ans au cours de laquelle ce système coexisterait dans l'UE avec une taxation de l'épargne à la source. Il signifie la fin du secret bancaire bénéficiant à certains "épargnants" européens et aux banques de pays le pratiquant. Le Luxembourg a subordonné son accord à la directive mettant en place ce dispositif (et qui doit être adoptée pour la fin 2002) à la conclusion d'accords prévoyant des "mesures équivalentes" avec certains pays tiers, dont les Etats-Unis et la Suisse. Jonathan Todd, le porte-parole du Commissaire Frits Bolkestein, en charge de la Fiscalité, a déclaré que "les négociations se poursuivent exclusivement avec les six pays prévus par le compromis de Feira". Un observateur proche des négociateurs européens a néanmoins précisé qu'il n'est pas exclu que de tels accords soient négociés avec ces pays asiatiques qui, pour l'instant, ne représentent pas un risque majeur d'évasion fiscale. "Il reste à voir si les banquiers suisses sont prêts à abandonner le secret bancaire ou envisagent uniquement la retenue d'un impôt à la source rétrocédé à l'Etat de l'épargnant anonyme", a signalé cet observateur.