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Bulletin Quotidien Europe N° 7982
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

Sommet "nouveau format" à Göteborg jeudi

Bruxelles, 12/06/2001 (Agence Europe) - L'Union et les Etats-Unis tiendront leur premier Sommet de l'année, ce jeudi 14 juin à Göteborg. « Ce Sommet est très important, significatif », soulignait-on à Bruxelles, ce mardi. Il le sera sans doute, non seulement parce que c'est la première rencontre transaltantique à laquelle participe le Président George W. Bush, mais aussi pour l'occasion qu'il offre de recentrer et donner un nouvel élan au partenariat, plutôt désarçonné ces derniers temps par une certaine tendance outre-Atlantique à jouer cavalier seul. Avant de se joindre aux chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze pour un dîner, les leaders (MM. Bush, Prodi et Persson) devraient adopter une déclaration unique, premier exemple du nouveau format, plus focalisé, politique et efficace, dans lequel est appelé à s'inscrire le processus. L'ambition semble être d'afficher une même volonté de « faire bouger les choses » sur la scène politique et commerciale internationale, y compris au Moyen-Orient et à l'OMC. Le couple, qui s'efforce de mettre l'accent sur ce qui le cimente plutôt que sur ce qui le divise, continue toutefois d'être tenaillé par la question climatique (voir la page suivante).

Sur cette problématique, « la plus difficile », semble-t-il, les experts qui préparent la rencontre n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le passage de la déclaration finale s'y référant et les dirigeants viendront à la rescousse au déjeuner. Les Européens campent sur leur position, à savoir qu'ils sont prêts à considérer les « idées » américaines, à condition qu'elles ne soient pas une alternative mais une partie intégrante du processus de Kyoto, tandis que du côté américain, dit-on à Bruxelles, « il n'y pas vraiment de mouvement, si ce n'est des études et analyses supplémentaires". Un autre défi consistera à exprimer à l'unisson l'engagement à oeuvrer au démarrage d'un nouveau cycle de négociations commerciales dès l'automne prochain. Mais là aussi, les Européens et les Américains n'ont pas encore trouvé, au niveau des experts, une formule consensuelle qui leur permette d'adresser un signal politique suffisamment fort et cohérent pour inciter les partenaires encore réticents (notamment les pays émergents et en développement) à s'associer à leur effort. Sur le Moyen-Orient, le second dossier traité au déjeuner (le reste étant discuté en plénière), les partenaires devraient convenir, « dans un langage positif », les détails d'une coopération plus étroite en vue de convaincre les parties israélienne et palestinienne de mettre en oeuvre les recommandations de la Commission Mitchell, en se référant aussi à leur retour à la table de négociations et au rapport que le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana remettra le lendemain au Conseil européen. « Un rôle accru de l'Union au Moyen-Orient va de pair avec une coopération transatlantique plus étroite », ne manquait-on pas de souligner à Bruxelles, à l'avant-veille de la rencontre.

Lors de la séance plénière - à laquelle participeront les Commissaires Chris Patten (relations extérieures) et Pascal Lamy (commerce), Anna Lindh et Leif Pagrotsky pour la présidence et Javier Solana pour la partie européenne, Colin Powell (Secrétaire d'Etat), Robert Zoellick (Représentant au Commerce), Donald Evans (Secrétaire au Commerce) et Condoleezza Rice (Sécurité Nationale) du côté américain - seront abordées les autres questions prioritaires devant figurer dans la déclaration finale:

réconciliation intercoréenne. L'Administration devrait donner plus de détails sur les conclusions (reprise du dialogue avec la Corée du Nord et réengagement dans la région) tirées du réexamen de sa politique qui hypothéquaient la position définitive de Pyongyang en matière de sécurité.

Balkans. Sur la Macédoine, un signal fort serait bien venu à ce point d'escalade du conflit, en particulier, disent les Européens, sur la nécessité de résultats concrets dans le dialogue interethnique. La discussion portera aussi sur le rendez-vous du 29 juin prochain entre les donateurs d'aide à la Yougoslavie, les Américains se montrant plus exigeants sur les conditions à remplir par les bénéficiaires (ratification de la loi d'extradition) que les Européens, plus souples sur le calendrier, même s'ils partagent un même souci d'amener M. Milosevic à La Haye.

Commerce. La discussion portera sur: le nouveau cycle ; les différends commerciaux (surtout l'acier); la nécessité de privilégier la voie amiable, d'agir sur la scène commerciale comme des partenaires plutôt que des rivaux qui recourent systématiquement à la médiation de l'OMC; l'extraterritorialité de la législation américaine, pour rappeler à M. Bush l'arrangement de 1998 qui scellait une trêve dans le différend Helms Burton (Cuba), la prérogative présidentielle qui permet depuis lors de ne pas mettre en oeuvre cet instrument juridique à l'encontre d'entreprises européennes, et les préoccupations de l'Union face à une possible relance de la législation ILSA (Libye, Iran) au-delà de son échéance (voir autre nouvelle).

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