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Bulletin Quotidien Europe N° 7954
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/coree

MM. Persson, Solana et Patten espèrent donner une impulsion au processus de réconciliation

Bruxelles, 27/04/2001 (Agence Europe) - Ainsi qu'EUROPE l'a déjà annoncé, le Premier ministre de Suède Göran Persson, Président du Conseil européen, se rendra à Pyongyang puis à Séoul, du 2 au 4 mai, à la tête d'une large délégation communautaire incluant le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana et le Commissaire européen Chris Patten, en charge des relations extérieures. L'objectif de cette mission politique, qui est aussi la toute première visite d'un chef de gouvernement occidental en Corée du Nord, est d'exprimer physiquement le soutien de l'Union au processus de pacification et de stabilisation de la péninsule coréenne, initié l'année dernière par les Présidents Kim Dae-Jung et Kim Jong-Il, et de confirmer la possibilité d'un renforcement des relations avec la République Démocratique Populaire de Corée (RDPC) sous réserve des efforts que consentira son gouvernement pour répondre aux préoccupations de l'Union et de la Communauté internationale concernant les droits de l'Homme, la non-prolifération, les réformes économiques et l'accès des populations à l'aide étrangère. Tout en se voulant réaliste, la délégation espère ainsi quitter Pyongyang en ayant donné une impulsion au processus de paix et en ayant obtenu du Président Kim un engagement clair à respecter pleinement les engagements pris en juin dernier lors du Sommet entre les deux Corées, la confirmation du gel des essais de missiles balistiques convenu avec les Etats-Unis, ainsi que des signaux positifs sur la question de la non-prolifération, sur la livraison de technologies sensibles notamment en Asie du Sud et au Moyen-Orient, sur la situation - particulièrement opaque - en matière de droits de l'Homme, sur les conditions de délivrance de l'aide étrangère et une clarification des intentions de Pyongyang sur le front économique.

Une mission européenne est actuellement sur place pour effectuer une étude de faisabilité, portant notamment sur l'économie de marché, la gestion des ressources énergétiques, la santé et les transports. "Nous sommes encore à un stade précoce", a-t-on précisé à Bruxelles. L'Union s'est déjà préparée à normaliser ses relations diplomatiques avec la Corée du Nord (la Suède était le seul Etat membre à les avoir maintenues durant la guerre froide, mais à ce jour, ses partenaires européens ont pratiquement tous rétablis les liens ou sont en voie de le faire, sauf la France et l'Irlande). "Les deux leaders (Persson et Kim) devraient réaffirmer les positions respectives visant à promouvoir l'établissement des relations diplomatiques", s'attendait-on à Séoul. L'Union a aussi signalé récemment qu'elle n'avait pas d'objection sur le principe d'un renforcement des relations avec la Corée du Nord, sous réserve d'avancées sur les quatre principaux sujets de préoccupations mis en exergue dans la ligne d'action adoptée par le Conseil le 20 novembre dernier, à savoir le processus de réconciliation intercoréen, la non-prolifération, les droits de l'homme et les réformes économiques structurelles. Sur le premier sujet, les responsables européens se défendent de vouloir prendre les devants de la scène aux Etats-Unis, qui ont une présence militaire soutenue en Corée du Sud et un intérêt stratégique traditionnellement marqué dans la péninsule. "Nous avons un certain nombre de difficultés avec les positions prises outre-Atlantique depuis quelques semaines, mais certainement pas sur ce sujet. Nos rôles sont complémentaires", soulignait-on à Bruxelles, en citant pour preuve l'accueil réservé à l'initiative européenne par les autorités américaines et l'étroite collaboration avec Washington durant les préparatifs de cette visite. Qui plus est, des émissaires suédois et communautaires se rendront à Washington et à Tokyo, simultanément, lundi prochain, pour rendre compte des résultats de la mission aux grands partenaires de l'Union. Le ministre des Affaires étrangères de Suède aurait toutefois déclaré, selon le Korean Times du 19 avril, qu'il "devient clair que la nouvelle administration américaine veut durcir l'approche à l'égard de la Corée du Nord", et que "l'Europe doit faire son entrée pour aider à réduire les tensions entre les deux Corées".

Le programme de la visite de MM. Persson, Solana et Patten est relativement succinct: une première réunion informelle se tiendra le 2 mai avec le Président Kim Jong-Il (suivie le lendemain d'une session formelle); une rencontre avec les représentants des Nations Unies et des ONG humanitaires qui œuvrent sur place dans des conditions extrêmement difficiles à la délivrance de l'aide étrangère aux populations nord-coréennes est également prévue. Le 3 mai, la mission européenne se poursuivra en Corée du Sud, où auront lieu une rencontre informelle avec le Président Kim Dae-Jung et, le lendemain, une session formelle.

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