Bruxelles, 23/04/2001 (Agence Europe) - Dans un mémorandum qu'elle vient d'adresser à la Commission, l'Espagne réitère sa volonté de ne pas voir l'élargissement se réaliser au détriment des aides qu'elle reçoit au titre de la politique régionale de l'UE, et assortit cette demande d'un certain avertissement sur le déroulement des négociations d'adhésion. "L'Espagne considère qu'il sera nécessaire de résoudre ce problème dans le cadre des négociations d'adhésion", peut-on ainsi lire dans le mémorandum, dans lequel Madrid note que l'adhésion de nouveaux membres plus pauvres que les Quinze aura pour effet "d'accélérer artificiellement la convergence" entre les Quinze, mais que cette convergence "ne sera pas réelle mais (…) statistique".
La Commission européenne, pour sa part, rappelle qu'elle a proposé plusieurs options pour la politique régionale après 2006, dans son "Second rapport sur la cohésion économique et sociale" adopté fin janvier, et qu'elle considère qu'il s'agit avant tout "d'un problème de politique régionale, qui doit être traité d'abord en discutant de quelle politique de cohésion on veut dans l'avenir, avant de parler de coûts".
Jeudi, le groupe du Conseil sur les fonds structurels discutera de ces questions. La Commission européenne organisera un large forum sur ce thème les 21 et 22 mai prochains.