Luxembourg, 19/04/2001 (Agence Europe) - En 1999, près de 45.000 demandes de brevet ont été introduites par les Etats membres de l'UE auprès de l'Office européen des brevets (OEB), ce qui correspond à une hausse de 40 % par rapport à 1990. Avec quelque 44 % des demandes communautaires et près de 500 demandes par million d'actifs, c'est l'Allemagne qui se montre le pays le plus dynamique en la matière. Tels sont les principaux éléments d'un rapport que vient de publier Eurostat.
En 1999, 37 % des demandes de brevet introduites auprès de l'OEB ont été présentées par les pays de l'Union européenne, 26 % par les Etats-Unis et 12 % par le Japon. Par rapport à 1990, les demandes introduites par les Etats membres de l'UE ont augmenté de 5,3 % en moyenne par an, tandis que celles déposées par les Etats-Unis et le Japon s'accroissaient respectivement de 5,6 % et de 1,8 %.
Au sein de l'UE, l'Allemagne est de loin le pays européen déposant le plus grand nombre de demandes de brevet, avec 43,6 % du total des demandes communautaires en 1999. Suivent la France (14,9 %), le Royaume-Uni (12,3 %) et l'Italie (7,5 %). Toutefois, pour tenir compte de la taille respective de chaque pays et obtenir un aperçu plus comparable de leur potentiel d'innovation respectif, Eurostat a établi un rapport entre le nombre de demandes de brevet et la population active: sur cette base, l'Allemagne reste en tête des pays de l'UE avec 493 demandes par million d'actifs en 1999. Suivent cette fois la Suède (478) et la Finlande (455), la moyenne communautaire s'établissant à 261. Les taux les plus bas ont été enregistrés en Espagne (43), en Grèce (15) et au Portugal (6). L'évolution des demandes de brevet au cours des années 90 traduit néanmoins un effort substantiel de ces derniers pays pour développer l'innovation: entre 1990 et 1998, c'est au Portugal que le nombre de demandes a augmenté le plus rapidement (+ 20,8 % par an en moyenne). Suivent l'Espagne (+ 14,5 %), la Finlande (+ 13 %), l'Irlande (+ 12,8 %) et la Grèce (+ 12,5 %). A l'opposé, les taux de croissance les plus faibles ont été observés au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Allemagne.
Au niveau régional, l'Ile de France a été, en 1999, la région de l'UE ayant introduit le plus grand nombre de demandes (2813), avant les régions allemandes d'Oberbayern (2538) et de Stuttgart (1928).
Eurostat note enfin que les brevets de haute technologie représentaient quelque 20 % des demandes déposées auprès de l'OEB en 1999. Le classement des dix régions les plus actives dans le domaine de la haute technologie met en évidence une plus grande diversité géographique au sein de l'UE, avec la présence de deux régions allemandes, mais aussi de trois régions anglaises et d'une région finlandaise.