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Bulletin Quotidien Europe N° 7948
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/concurrence

Deuxième phase d'enquête pour l'entreprise commune entre De Beers et LVMH dans le secteur des diamants

Bruxelles, 19/04/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé d'ouvrir une enquête approfondie sur un projet d'entreprise commune entre le groupe De Beers et LVMH Moët Henessy Louis Vuitton dans le secteur de la vente au détail de joaillerie de diamants. Cette opération, notifiée le 9 mars à la Commission, était l'aboutissement d'un accord conclu en janvier entre, d'une part, le spécialiste sud-africain du diamant brut De Beers (exploration, exploitation, récupération, évaluation et distribution) et la société française LVMH, l'un des principaux distributeurs de produits de luxe dans le monde. L'accord prévoyait la création d'une société commune détenue à parité, baptisée Rapid World Limited et chargée de commercialiser des diamants taillés. Son activité principale consistera plus particulièrement dans la distribution de joaillerie de diamants dans des points de vente lui appartenant, ainsi que par l'intermédiaire d'un site transactionnel sur Internet. Le projet prévoit également le lancement du nom de De Beers comme marque de distribution pour la joaillerie. L'enquête préliminaire de la Commission fait craindre que les éléments de cet accord (société commune et marque De Beers) ne renforcent la position dominante du groupe sud-africain sur les marchés en amont de la fourniture de diamants bruts et ce de deux manières. D'une part, il est possible que De Beers cherche à favoriser l'entreprise commune dans la fourniture de diamants bruts. D'autre part, en lançant sa marque au niveau de la distribution, De Beers vise à créer une demande pour la joaillerie de diamants de cette marque, qui augmenterait à son tour la demande de diamants bruts fournis en amont par De Beers. Au vu de ces premières conclusions, faisant craindre des distorsions de concurrence, la Commission a décidé d'approfondir son examen en ouvrant une seconde phase d'enquête d'une durée maximum de quatre mois.

De Beers et LVMH restent décidés à créer une société commune

Apprenant la décision de la Commission de ne pas donner de feu vert immédiat à leur projet de société commune, De Beers et LVMH ont immédiatement réagi en indiquant dans un communiqué commun qu'ils « ont pris acte » de cette décision mais qu'ils restaient « totalement » décidés à réaliser leur projet « qui offre de nouvelles opportunités pour le développement d'un nouveau réseau de distribution » et qui « encouragera la concurrence ».

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