Bruxelles, 12/04/2001 (Agence Europe) - Le réseau européen Statewatch constate dans un communiqué que, dorénavant, le rapport annuel de l'Office européen de Police Europol sera publié en deux versions (et non plus une version unique): l'une édulcorée à destination du public, l'autre secrète sur laquelle se trouvera seulement l'inscription "limité" (ce qui signifie qu'il ne s'agit pas d'un document classé).
Commentant cette nouveauté, Tony Bunyan, éditeur de Statewatch, s'étonne de voir que, "dans l'ère post-Amsterdam, les citoyens et la société civile disposeront d'encore moins d'informations sur le travail d'Europol et du Système d'Information Schengen (SIS)". Cela lui semble "tout à fait extraordinaire", étant donné que, "depuis que le Traité d'Amsterdam est entré en vigueur (mai 1999), les pouvoirs d'Europol et du SIS ont été énormément accrus, ou en tout cas étaient planifiés pour augmenter". Or, selon M. Bunyan, de tels développements exigent davantage, et pas moins, de responsabilité à l'égard des parlements et des citoyens. M. Bunyan regrette donc que, ni au niveau national ni au niveau européen, des commissions parlementaires soient chargées d'examiner de manière très détaillée les programmes et activités d'Europol.
Le rapport de Statewatch est disponible dans son entièreté à l'adresse suivante: http: //http://www.statewatch.org/news/2001mar/07accountab.htm