Paris, 12/04/2001 (Agence Europe) - La Compagnie nationale française des conseils en propriété industrielle (CNCPI) a demandé au gouvernement français de ne pas signer en juin prochain le protocole de Londres sur les brevets qui prévoit l'abandon de la traduction en français des brevets européens, indique l'AFP. L'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Grèce auraient également indiqué qu'ils ne signeront pas le protocole. Plusieurs grands groupes multinationaux dont une trentaine de français ont demandé l'abandon de la traduction en français qui alourdit le coût des brevets. La question des langues est l'un des problèmes soulevés par les mêmes Etats membres dans le cadre des discussions pour l'adoption du brevet communautaire, qui mettra en place une procédure de dépôts de brevet centralisés pour l'ensemble de l'UE. Le projet de directive prévoit pour l'instant l'usage de l'anglais, du français et de l'allemand, mais l'Espagne notamment réclame que davantage de langues communautaires soient utilisées.