login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7840
Sommaire Publication complète Par article 18 / 33
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/"vache folle"

La Commission va proposer aux Etats membres d'étendre à tous les bovins âgés de plus de deux ans les tests obligatoires de dépistage aléatoire de l'ESB - Première discussion ce mercredi au comité vétérinaire permanent

Bruxelles, 13/11/2000 (Agence Europe) - En réaction à la psychose de la vache folle en France et au regain de défiance des consommateurs européens vis-à-vis de la viande bovine, la Commission européenne va proposer aux Etats membres d'étendre à tous les bovins âgés de plus de deux ans les tests de dépistage aléatoire que la législation communautaire actuelle leur impose de pratiquer (à partir du 1er janvier 2001) sur un échantillon ciblé d'animaux morts les plus exposés au risque d'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine). En vertu de cette législation, environ 170 000 tests rapides post-mortem devront être pratiqués sur le territoire de l'Union, dans le cadre des programmes nationaux que les Etats membres auront l'obligation de mettre en œuvre et que la France a déjà mis en place. Avec la nouvelle mesure envisagée par la Commission, plusieurs millions de tests seraient pratiqués chaque année, augmentant ainsi les garanties de sûreté alimentaire offertes aux consommateurs de viande bovine par l'arsenal de mesures de prévention des risques déjà en vigueur (interdiction des farines animales dans l'alimentation des ruminants, élimination des matériels à risques spécifiés de la chaîne animale et humaine depuis le 1er octobre dernier, par exemple).

Les options envisagées pour cette nouvelle mesure dont la paternité revient aux commissaires David Byrne (protection de la Santé et des Consommateurs) et Franz Fischler (Agriculture) seront débattues par le comité vétérinaire permanent ce mercredi 15 novembre, puis par le Conseil Agriculture le 20 novembre. La Commission souhaite en effet recueillir les commentaires des Etats membres avant de délibérer de façon formelle. La rencontre, ce mercredi à Paris entre David Byrne, le président français Jacques Chirac et le ministre de l'Agriculture Jean Glavany permettra au commissaire de recueillir un premier point de vue.

Vendredi dernier, David Byrne avait déjà, dans une déclaration écrite, invité les Etats membres à donner à leurs citoyens un surcroît de garanties en allant au-delà de leurs obligations légales. Il avait dit:

"La détection, par les autorités françaises, d'une incidence accrue de l'ESB est tout à fait troublante. L'amélioration des mesures de surveillance en France est à l'origine du nombre croissant de cas détectés. Tous les Etats membres doivent tirer les enseignements de l'expérience française et améliorer, eux aussi, les mesures de surveillance visant à détecter la maladie. Les tests aléatoires de dépistage de l'ESB ont prouvé leur efficacité en la matière. En vertu d'une décision de la Commission européenne, les Etats membres ont déjà l'obligation d'introduire à partir du 1er janvier 2001, des tests aléatoires sur un échantillon ciblé d'animaux. J'en appelle maintenant aux Etats membres pour qu'ils pratiquent davantage de tests qu'ils ne sont légalement tenus de le faire, en se concentrant sur les catégories d'animaux les plus susceptibles d'être exposés au risque d'ESB.

Je précise que ces tests ne sauraient en aucun cas se substituer aux contrôles très stricts exercés au niveau communautaire pour prévenir le risque de transmission de l'ESB. Je rappelle aux Etats membres la nécessité absolue d'une mise en œuvre rigoureuse de ces contrôles, en particulier pour ce qui concerne l'élimination des matériels à risques spécifiés (NDLR: de la chaîne alimentaire animale et humaine), la transformation des déchets animaux, l'interdiction d'utiliser les farines animales dans l'alimentation des ruminants, ainsi que la surveillance des animaux en vue de détecter la présence d'EST (NDLR: encéphalopathie spongiforme transmissible). L'augmentation du nombre de tests permettra d'améliorer la transparence et l'information du public sur l'ESB. Il est crucial de créer la confiance en faisant en sorte que les consommateurs soient assurés que les contrôles en place sont efficaces et protègent le public de la maladie."

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE