Bruxelles, 13/03/2000 (Agence Europe) - Les organisations professionnelles agricoles Copa et Cogeca ont pris position sur l'utilisation du génie génétique en agriculture.Elles affirment que l'actuel moratoire de facto doit rester en place le temps de permettre un débat sur l'instauration d'un cadre législatif solide au sein de l'UE et au niveau international (avec notamment un protocole sur la biosécurité). Ce débat doit aussi donner aux consommateurs et aux agriculteurs la possibilité de faire des choix bien fondés et sûrs.
Les recommandations adressées par le Copa et le Cogeca aux institutions européennes visent:
une procédure transparente et fiable comprenant une évaluation scientifique de tous les risques possibles, une autorisation communautaire de mise sur le marché et une surveillance après dissémination;
un système d'étiquetage approprié des OGM: un système doit être mis en place pour les organismes autorisés, avec des seuils de contamination accidentelle de 1% au-dessous desquels l'étiquetage n'est pas nécessaire. Ces exigences d'étiquetage doivent s'appliquer de la même manière à tous les produits importés;
la responsabilité: en aucun cas, les agriculteurs ne devraient être tenus responsables des dommages causés par un usage correct des OGM et des produits dérivés. Les entreprises biotechnologiques responsables de la mise sur le marché doivent endosser la pleine responsabilité civile et environnementale de leurs produits;
la recherche pour améliorer les méthodes d'évaluation des risques doit être mieux soutenue par l'UE;
l'interdiction définitive des gènes marqueurs résistant aux antibiotique doit être décidée.
Les deux organisations plaident aussi une nouvelle fois pour l'interdiction de la brevetabilité des variétés végétales et des races animales ainsi que pour le maintien du "privilège de l'agriculteur" en ce qui concerne l'utilisation des semences de ferme.