Les eurodéputés chargés des négociations au Parlement, en amont de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP31), qui se tiendra en novembre 2026 à Antalya, en Turquie, demandent « d'élaborer un traité de non-prolifération des combustibles fossiles et des plans assortis de délais pour supprimer progressivement les subventions aux combustibles fossiles ainsi que leur production ».
Un projet de proposition de résolution a été préparé par Lídia Pereira (PPE, portugaise, qui a présidé la délégation à la COP30 à Bélem), Heléne Fritzon (S&D, suédoise), Marie-Luce Brasier-Clain (PfE, française), Alexandr Vondra (CRE, tchèque), Emma Wiesner (Renew Europe, suédoise), Pär Holmgren (Verts/ALE, suédois), Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise), Anja Arndt (ENS, allemande), tous membres de la commission parlementaire pour l'environnement et le changement climatique (ENVI).
Cela ne signifie pas pour autant que les eurodéputés à l'origine de la résolution soient en accord avec ce qu'elle contient, mais qu'ils participent aux négociations.
Une COP31 influencée par Santa Marta. La COP31 se tiendra en Turquie du 9 au 20 novembre 2026, sept mois après la première Conférence internationale pour l'abandon des énergies fossiles, qui s'est tenue à Santa Marta, en Colombie, et a réuni 57 nations.
Une 'feuille de route' pour l'abandon des énergies fossiles est actuellement en cours d'élaboration par la Présidence brésilienne de la COP30. L'objectif est d'y faire adhérer un maximum d'États, dans un contexte où les accords lors des COP ont de plus en plus de mal à advenir en raison des blocages récurrents des pays producteurs de combustibles fossiles.
Recommandations. Dans leur résolution, les eurodéputés ont exhorté, pour la seconde fois, les États-Unis à « reconsidérer leur retrait des accords de Paris ». Ils regrettent que les négociations pour un traité mondial sur la pollution plastique patinent. Ils exhortent également les États qui n'ont pas transmis leurs plans nationaux de réduction des émissions de CO2 (NDC) munis d'objectifs pour 2035 - soit 89 pays - à le faire au plus vite.
Enfin, ils demandent à la CCNUCC (l'organe de l'ONU qui organise les COP) qu'elle soit protégée des influences, en suggérant un modèle calqué sur celui de l'Organisation mondiale de la santé pour se prémunir de l'influence de l'industrie du tabac.
Voir le projet de résolution : https://aeur.eu/f/m2d (Nadège Delépine)