Le président chypriote, Nikos Christodoulides, a estimé nécessaire, jeudi 23 avril, de « donner corps » à l'article 42.7 du traité sur l'UE, qui prévoit une assistance mutuelle entre États membres en cas d'agression armée visant l'un d'eux (EUROPE 13855/4, 13831/22).
En mars, sans avoir invoqué cet article, « nous avons reçu une réponse immédiate de cinq États membres : Grèce, Espagne, France, Pays-Bas, Italie », a rappelé M. Christodoulides, faisant référence à un incident lié au survol de drones sur le territoire chypriote ayant perturbé l'espace aérien de l'île. Ce dont nous avons besoin, a-t-il ajouté, c'est de « préciser ce qui se passera si un État membre l'invoque » à travers « un plan opérationnel » qui définirait les mesures à prendre.
Le président chypriote a noté que l'article 42.7 avait été évoqué une seule fois, par la France, après les attaques terroristes à Paris en novembre 2015 et à Nice en juillet 2016 (EUROPE 11596/17).
La famille chrétienne-démocrate européenne (PPE) prépare un document spécifique en vue du Conseil européen de juin.
M. Christodoulides a aussi estimé que l'UE n'avait qu'une seule voie à emprunter, celle qui lui permettra « d'atteindre l'autonomie stratégique, que ce soit en matière de compétitivité, d'énergie, de défense ou de sécurité ». (Mathieu Bion)