La France a demandé, mardi 17 mars, lors du Conseil Environnement, l’adhésion de tous les États membres de l'UE à la future organisation intergouvernementale Mercator, centrée sur l’observation des océans et le développement d’un jumeau numérique marin (EUROPE 13828/7).
La délégation française a souligné que la connaissance précise des océans est essentielle, non seulement pour la recherche scientifique, mais aussi pour la résilience des populations côtières face au changement climatique et pour la planification des politiques publiques.
« Disposer de modèles numériques de pointe permet d’évaluer les impacts des changements climatiques et de renforcer notre présence dans la gouvernance mondiale de l’océan », a indiqué la France.
L’organisation intergouvernementale Mercator vise à créer un jumeau numérique souverain de l’océan, garantissant la robustesse des modèles et la fiabilité des données.
Lors de la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan, à Nice, une dizaine d’États membres de l'UE avaient déjà manifesté leur intérêt pour rejoindre Mercator.
La France appelle désormais « tous les États qui ne l'auraient pas encore fait à rejoindre Mercator pour concrétiser son statut d'organisation intergouvernementale et lui permettre de délivrer les bénéfices attendus pour l'ensemble des secteurs maritimes ».
La Commission européenne a salué l’initiative, rappelant que le projet 'Ocean High' vise à développer une infrastructure européenne d’observation maritime. Selon la Commission, transformer Mercator en organisation intergouvernementale renforcerait la prévisibilité des données et la cohérence des décisions européennes relatives aux océans.
Le projet permettrait également de coordonner les services maritimes et les différentes directions générales de l’UE, consolidant le leadership européen sur la scène internationale. (Lionel Changeur)