En visite en Azerbaïdjan, mardi 3 mars, le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a insisté sur l’importance du gaz azéri pour l’UE et appelé à poursuivre les achats.
« Nous sommes très satisfaits de cette collaboration et de l'augmentation de nos importations. Nous pensons pouvoir en acheter encore plus à l'avenir », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse aux côtés du ministre azerbaïdjanais de l’Énergie, Parviz Shahbazov.
En 2025, le gaz en provenance d’Azerbaïdjan représentait 3,8% des importations dans l’UE (12 bcm), selon les données de la Commission.
Le commissaire a rappelé les efforts de l’UE pour se défaire des dernières importations de gaz russe (encore 13% du total des importations de gaz dans l’UE), suite à l’invasion de la Russie en Ukraine en 2022, et a affirmé que, « dans un monde confronté aux turbulences, nous chérissons encore plus nos amis ».
Ces turbulences sont également présentes au Moyen-Orient, avec l’embrasement récent du conflit entre les États-Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre, et les effets délétères que cela engendre sur les marchés internationaux du pétrole et du gaz.
Comme l'a mentionné une porte-parole de la Commission européenne, la réunion annuelle bilatérale avec l’Azerbaïdjan, convoquée ce mardi, « tombe à point nommé », notamment au lendemain de l’annonce de l’entreprise publique qatarie QatarEnergy de la suspension de sa production de GNL après une attaque de drones iraniens contre ses installations. Le Qatar représente 3,8% des importations de gaz de l’UE (12 bcm).
Le commissaire Jørgensen s'est également félicité de la coopération bilatérale dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. (Pauline Denys)