Le Comité économique et social européen (CESE) a réuni, jeudi 19 février, les acteurs concernés aux niveaux européen, national et local pour évoquer la crise du logement et aborder ses futures « recommandations face à ce qui peut désormais être qualifié de véritable urgence, touchant particulièrement les jeunes et les plus vulnérables », a-t-il rapporté dans un communiqué.
Un avis sur le sujet, rédigé par l'Autrichien Thomas Kattnig, sera en effet adopté en mars. « Le logement est avant tout un problème social », a rappelé à cette occasion le président du CESE, Séamus Boland, mais aussi « économique, démographique et de compétitivité ».
« On estime à 1,28 million le nombre de personnes sans abri en Europe. À Bruxelles seulement – la capitale qui devrait incarner notre projet européen collectif –, près de 10 000 personnes sont sans domicile fixe », a-t-il ajouté.
Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Énergie et au Logement, a rappelé les prochaines étapes de l'action de la Commission pour affronter ce problème : - poursuivre les travaux sur un ensemble de mesures de simplification pour l'accès au logement ; - mettre l'accent sur le financement et lancer la Plateforme paneuropéenne d'investissement plus tard cette année ; - intensifier la collaboration avec les États membres pour aider les jeunes et les étudiants, notamment ceux issus de milieux défavorisés.
Le commissaire espère aussi présenter « le plus rapidement possible » l''Acte sur le logement abordable'. Cette législation, prévue cette année, comprendra un ensemble de mesures de simplification et la mobilisation de nouveaux investissements au titre de l'actuel cadre financier pluriannuel et du prochain. Il proposera également une législation sur les locations de courte durée. (Solenn Paulic)