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Bulletin Quotidien Europe N° 13813
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INSTITUTIONNEL / Budget/commission europÉenne

Interpellant la Commission européenne, neuf États membres contestent la hausse des dépenses administratives dans le CFP 2028-2034

Neuf États membres ont appelé la Commission européenne, jeudi 19 février, à faire preuve de plus d’ambition dans la réforme de ses dépenses administratives.

Alors que les négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034 ont été amorcées, les représentants de l’Autriche, de la République tchèque, de l’Allemagne, du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Lettonie, des Pays-Bas et de la Suède ont adressé une lettre au commissaire européen au Budget, à la Lutte antifraude et à l’Administration publique, Piotr Serafin, où ils affirment partager l’ambition d’un budget européen « modernisé » et « plus efficace », telle que présentée par la Commission le 16 juillet dernier (EUROPE 13682/1).

Toutefois, ces États membres souhaitent que cette exigence s’applique également à l’administration européenne elle-même.

Ils rappellent que les administrations nationales sont aussi confrontées à des enjeux comparables, tels que le vieillissement démographique, les contraintes budgétaires, la transition numérique, et qu’elles ont engagé, souvent à la demande de la Commission, des réformes pour plus d’efficacité et moins d'effectifs, sans renoncer à un haut niveau de service public.

En outre, si les États soutiennent la révision en cours de l’organisation et du fonctionnement de la Commission, accompagnée d’un exercice de comparaison externe avec d’autres administrations, ils rappellent que ce type de réforme ne peut réussir sans objectifs chiffrés de réduction des coûts établis dès le départ.

La missive dénonce la proposition d’augmenter de 2 500 postes ainsi que l’augmentation des crédits prévus pour l’administration, regroupés sous la rubrique 4 du budget, qui seraient opposés à la volonté de sobriété et d’efficacité. Une telle évolution risquerait, selon eux, de porter atteinte la crédibilité de l’ensemble du CFP.

Les signataires demandent également que toutes les dépenses administratives soient inscrites sous cette rubrique.

En conférence de presse, le porte-parole de la Commission européenne, Balázs Ujvári, a rappelé que cette dernière avait réduit ses effectifs de 5% ces dernières années sans augmentation d’effectifs dans le CFP actuel, en dépit des nouvelles compétences qui lui ont été confiées. Cette situation aurait créé un « déficit de capacités » que l’ajout de 2 500 postes, pour l’ensemble des institutions et non la seule Commission, devrait combler. Et de préciser que le détail des recrutements sera déterminé dans le cadre des négociations en cours sur le CFP.

La lettre : https://aeur.eu/f/kul (Nithya Paquiry avec Solenn Paulic)

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