« L'heure est aux technologies propres fabriquées en Europe », ont insisté le 28 janvier dernier 115 représentants de l’industrie des technologies propres dans une lettre adressée à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ainsi qu’au vice-président exécutif, Stéphane Séjourné.
S’exprimant en vue de la Législation sur l’accélération industrielle (Industrial Accelerator Act), prévue à ce stade le 25 février, l’association Cleantech for Europe estime que l’UE « ne peut plus mobiliser ses propres fonds publics et marchés publics pour soutenir ses concurrents mondiaux ». Le « Made in Europe » est un « outil stratégique et précis pour les chaînes de valeur essentielles des technologies propres, et non une forme de protectionnisme généralisé ».
Il ne restreint ni l'accès au marché ni le choix du consommateur, mais pour être efficace, ce concept devra être appliqué de « manière cohérente dans toute l'UE, être mis en œuvre progressivement, intégrer pleinement la sécurité dans les prix et s'accompagner d'exigences » telles que des « mesures pour les investissements directs étrangers afin d'éviter les contournements : - implantation dans l'UE des activités de production à valeur ajoutée, au-delà de l'assemblage final ; - développement technologique et de la propriété intellectuelle dans l'UE ; - engagement à recruter et former des citoyens européens ».
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/kn5 (Solenn Paulic)