Les ministres européens de la Pêche sont parvenus, mardi 28 octobre à Luxembourg, après de longues négociations entamées la veille au matin, à un accord politique sur les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas applicables dans les eaux de la mer Baltique.
Les ministres ont assoupli plusieurs restrictions initialement proposées par la Commission européenne concernant les espèces pélagiques, telles que le hareng et le sprat.
Le ministre danois, Jacob Jensen, a souligné que les discussions « ont été longues et intenses », tout en se félicitant de l’obtention d’un compromis « équilibré ». Un seul État membre, la Suède, n’a pas pu accepter l’accord. Le président en exercice du Conseil a reconnu que la situation en mer Baltique « reste préoccupante », précisant que les stocks pélagiques avaient constitué un « défi majeur » au cours des discussions.
De son côté, le commissaire européen Costas Kadis a estimé que les propositions initiales de la Commission auraient « mieux contribué à l’objectif de lancer une trajectoire de reconstitution des stocks halieutiques en mer Baltique ».
Sprat. Le Conseil a décidé d’augmenter les possibilités de pêche de 45% en 2026, pour atteindre un total de 201 975 tonnes (t), conformément aux recommandations scientifiques. La Commission proposait initialement une reconduction des volumes de 2025.
Hareng. Pour le hareng central, les ministres ont retenu une hausse des prises de 15% (à 96 463 t), assortie d’une fermeture de trois mois pendant la période de frai. La Commission proposait de maintenir le TAC actuel.
Concernant le hareng du golfe de Riga, le TAC est réduit de 17% par rapport à 2025.
Le maintien des volumes actuels a été décidé pour le hareng occidental, accompagné d’une interdiction de la pêche dirigée et du maintien d’une dérogation pour la pêche artisanale.
S’agissant du hareng de Botnie, une réduction de 40% a été appliquée (39 108 t pour 2026), avec un TAC provisoire jusqu’au 31 octobre 2025 et une fermeture de trois mois pendant la période de frai. Ce stock se situe actuellement à l’un de ses niveaux les plus bas jamais enregistrés.
Saumon. Dans le golfe de Finlande, les possibilités de pêche au saumon augmenteront de 1%. En revanche, pour le saumon du bassin principal, le TAC est réduit de 27% (à 25 537 spécimens/poissons). Les restrictions concernant la pêche côtière estivale et la pêche récréative de saumon d’élevage sont maintenues.
Cabillaud. Les stocks de cabillaud, tant à l’est qu’à l’ouest de la Baltique, demeurent en très mauvais état. Le Conseil a décidé de limiter les TAC aux prises accessoires uniquement, reconduisant les volumes de 2025, sans autoriser de pêche dirigée. L’interdiction de la pêche récréative du cabillaud dans toute la zone est également maintenue afin de favoriser la reconstitution des stocks.
Plie. Les limites de capture 2026 pour la plie sont réduites de 3%.
Tacaud norvégien. Les ministres européens ont également fixé les quotas pour le tacaud norvégien en mer du Nord, un stock partagé avec le Royaume-Uni. Après consultation avec Londres, les délégations sont convenues de maintenir la limite actuelle de 400 tonnes pour les prises accessoires uniquement.
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