Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté en Géorgie, samedi 4 octobre, alors que se tenaient des élections locales. L'opposition pro-européenne avait appelé à protester face à un pouvoir accusé de dérive autoritaire et de rapprochement avec Moscou (EUROPE 13680/11).
Le parti au pouvoir, Rêve géorgien, a obtenu plus de 80% des voix après le dépouillement de près de 75% des bureaux de vote, selon la commission électorale.
Dans une déclaration, dimanche 5, la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a dénoncé « des mois de raids contre les médias indépendants, l'adoption de lois visant la société civile, l'emprisonnement d'opposants et de militants ou encore des modifications du code électoral favorisant le parti au pouvoir », qui ont « considérablement réduit la possibilité d'avoir des élections équitables ».
Le manque d'observateurs extérieurs indépendants a compromis la transparence du processus électoral, a-t-elle affirmé.
Les autorités géorgiennes ont réagi, lundi 6, en accusant l'Union de « diffuser des mensonges ». Au niveau européen, on estime que les autorités du pays « mettent en péril » son futur européen en agissant de la sorte.
Une soixantaine de personnes ont été arrêtées à la suite des manifestations de samedi. (Isalia Stieffatre)