Le centre de réflexion écologiste Transport & Environment (T&E) et l’ONG environnementale Opportunity Green ont exhorté les États membres de l’UE à inclure les émissions de l’aviation autres que le CO2 dans leurs plans climatiques nationaux avant la COP30 à Belém (Brésil) en novembre, jeudi 28 août.
En effet, l’analyse juridique indépendante qu’ils ont commandée montre que les pays qui ne le font pas manquent à leurs engagements au titre de l'accord de Paris. Non seulement l'aviation représente actuellement environ 2 à 3% des émissions mondiales annuelles de CO2, mais les moteurs d'avion émettent d'autres gaz, dont les plus visibles sont contenus dans les traînées de condensation des réacteurs, ainsi que des particules, qui affectent le climat et la santé. Ces émissions non liées au CO2 sont responsables de 1 à 2% du réchauffement climatique, selon les deux organisations. De plus, le réchauffement dû aux traînées de condensation est un problème très concentré, puisque moins de 3% des vols mondiaux ont généré 80% du réchauffement à cause des émanations gazeuses des traînées de condensation en 2019.
Cependant, « l'atténuation de ces traînées de condensation et de leurs effets peut être réalisée plus rapidement et à moindre coût que d'autres problèmes climatiques », ont mis en avant les deux organisations. Selon elles, il suffirait de modifier légèrement l'itinéraire d'un petit pourcentage de vols pour réduire les effets des gaz contenus dans les traînées de condensation et obtenir des avantages climatiques à court terme.
Lire l'analyse juridique : https://aeur.eu/f/i65 (Anne Damiani)