Malgré les incertitudes mondiales, les marchés agricoles de l’UE font preuve d’une bonne résilience, avec une production céréalière en hausse, une nette reprise de la production d’huile d’olive, des livraisons de lait stables et des perspectives solides pour la volaille, selon les perspectives agricoles à court terme publiées lundi 28 juillet par la Commission européenne.
Le rapport fait état de perspectives de production en baisse pour le sucre et le vin.
Les instabilités géopolitiques, les défis climatiques et l’évolution des politiques commerciales de grands acteurs comme les États-Unis et la Chine représentent des menaces pour la stabilité des marchés mondiaux et européens, souligne la Commission. Les coûts des intrants pour les agriculteurs européens sont restés stables ces derniers mois.
Grandes cultures. La production céréalière de l’UE pour la campagne 2025/26 devrait augmenter de 4,1%, ce qui améliorerait la balance commerciale avec des exportations en hausse de 26% et des importations en baisse de 19%. La production d’oléagineux devrait croître de 12% (principalement colza et tournesol), entraînant une hausse de 6% de la production d’huiles végétales. En revanche, après une hausse de 6,5% en 2024/25 grâce à l’augmentation des surfaces, la production de sucre pourrait reculer de 8% en 2025/26, ce qui nécessiterait un recours accru aux importations.
Les prix de l’huile d’olive ont chuté en 2025, en raison d'un rebond de la production de 37%.
La production de vin pour 2024/25 pourrait atteindre un plus bas niveau depuis 20 ans, pesant sur les exportations, tandis que la consommation intérieure poursuit sa baisse.
La production de pommes devrait reculer de 4%, celle de pêches et nectarines de 5,8% tandis que la production d’oranges progresserait de 4,6%.
Produits animaux. Les livraisons de lait devraient rester stables en 2025. Du côté de la viande bovine, les prix restent historiquement élevés, mais la production diminue en raison de troupeaux plus petits, réduisant l’offre disponible et limitant les exportations, alors que les importations progressent. La production de viande porcine devrait rester stable, soutenue par une demande intérieure constante. La volaille affiche une hausse prévue de 1,8%, portée par une demande dynamique. Enfin, la production de viandes ovine et caprine devrait baisser de 2%, entraînant une baisse des exportations et une hausse des importations, dans un contexte de prix élevés.
Voir les prévisions : https://aeur.eu/f/i0q (Lionel Changeur)