Le Tribunal de l’UE a donné raison à l’ONG Bloom en annulant la décision de la Commission européenne de rejeter sa demande concernant les dispositifs de concentration de poissons (DCP) dérivants, a salué l'ONG française lundi 28 juillet (EUROPE 13686/23). Ces engins causent des ravages écologiques dans l’océan Indien, selon l'ONG.
Bloom s’était insurgée contre l’objection déposée par la Commission européenne à une résolution adoptée en 2023 par la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI), qui visait à interdire temporairement ces dispositifs. Cette résolution avait été rejetée par l’Union européenne et d'autres pays alliés à l’industrie. Le Tribunal a reconnu que la Commission avait eu tort de déclarer la demande de Bloom irrecevable, sans en examiner le fond.
« L’arrêt constitue une avancée juridique majeure : il établit que les actes diplomatiques de l’UE peuvent être contestés s’ils contreviennent à ses engagements environnementaux », se félicite l'ONG. Grâce à cette décision, la résolution de 2023 pourrait redevenir active, si les objections sont retirées.
Bloom appelle donc Emmanuel Macron, le président français, et la Commission européenne à « prendre enfin une décision courageuse en faveur de la protection des océans ». (Lionel Changeur)