« Si l'innovation peut contribuer à rationaliser et à rendre plus efficace la lutte contre la criminalité financière, la volonté d'innovation et de croissance du secteur financier pourrait dépasser sa capacité à gérer les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme », a conclu l'Autorité bancaire européenne (EBA) dans son rapport, lundi 28 juillet. Les établissements de crédit, de paiement, et le secteur de la monnaie électronique sont particulièrement exposés.
Dans ce contexte, l'application irréfléchie de solutions technologiques réglementaires (‘RegTech’) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et les risques de contagion résultant de l'interconnexion croissante entre les prestataires de services financiers traditionnels et les prestataires de services financiers innovants sont particulièrement préoccupants. L’EBA a notamment évoqué les prestataires de services d'actifs cryptographiques (CASPs).
Elle a conclu qu’il faut une clarification réglementaire et une application plus cohérente des approches fondées sur les risques dans l'ensemble du secteur financier de l'UE. Cela sera particulièrement important lorsque les modifications juridiques et réglementaires résultant du nouveau paquet ‘blanchiment’ entreront en vigueur, en 2027 (EUROPE 13420/20).
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/i13 (Anne Damiani)