Les Socialistes et démocrates européens (S&D) ont adressé leurs exigences à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour le prochain cadre financier pluriannuel, mardi 1er juillet.
Le S&D a prévenu qu’il s’opposerait au projet de plan national par État membre de l’UE dans le prochain cadre financier pluriannuel et a demandé un Fonds social européen+ (FSE+) « fort, distinct et autonome » ainsi qu’un CFP « beaucoup plus ambitieux et mieux doté ».
L’approche du plan national ne devra pas non plus être fondée sur la règle ‘paiement contre réformes’, a insisté le S&D. Si ces plans nationaux devaient voir le jour, le S&D a demandé que ni la politique de cohésion ni la Politique agricole commune (PAC) y soient diluées.
Le FSE+ représente, selon le S&D, une « condition essentielle » à la mise en œuvre du 'Socle européen des droits sociaux'. Pour cette raison, le groupe politique exhorte Mme von der Leyen à en augmenter la dotation. Le S&D s'est également opposé à la fusion des objectifs du FSE+ dans les plans de partenariat nationaux et régionaux.
Pour garantir un budget à long terme de l'UE plus ambitieux, le S&D ne voit pas d'autre solution que l'adoption de nouvelles ressources propres de l'UE et le recours à un nouvel emprunt commun. Dans sa note de position sur le CFP, publiée à la mi-juin (EUROPE 13663/8), le PPE a subordonné cet emprunt au financement de politiques « à forte valeur ajoutée européenne ».
De manière générale, le groupe politique appelle la Commission européenne à prendre en compte les demandes formulées en mai dans le rapport d'initiative du Parlement européen (EUROPE 13635/1).
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/hno (Florent Servia)