Vingt-deux eurodéputés ont demandé à la Commission européenne par question écrite, lundi 16 juin, quelle place serait accordée aux autorités locales dans la réponse apportée aux PFAS au sein de la Stratégie européenne de résilience pour l’eau (EUROPE 13653/7).
À ce jour, les coûts engendrés par la pollution aux PFAS (dits 'polluants éternels') reposent « en grande partie » sur les épaules des autorités locales, ont expliqué les eurodéputés. Alors que la gestion de l'eau potable contaminée par les PFAS pourrait coûter plus de 20 milliards d'euros par an, selon la Commission, Radan Kanev (PPE, bulgare), à l'initiative de la question avec Dimitri Tsiodras (PPE, grec), souligne deux besoins : - « assurer une répartition juste (...) des responsabilités entre les acteurs publics locaux et privés » et « intégrer pleinement (...) les collectivités locales dans l'élaboration des mécanismes de défense européens ».
Les 22 eurodéputés (12 PPE, cinq Renew Europe, deux Verts/ALE, un S&D et un de La Gauche) ont estimé que plusieurs mesures urgentes doivent être financées : l'installation de systèmes de filtration avancés, l'achat d'eau potable de substitution et la cartographie de la pollution.
Les deux questions adressées à la Commission européenne relèvent de l'inclusion des autorités locales, de « la collecte et l'analyse des coûts liés au traitement des PFAS » à « l'élaboration des partenariats public-privé prévus dans le cadre de la Stratégie européenne de résilience pour l'eau ».
Voir le document : https://aeur.eu/f/hcr (Florent Servia)