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Bulletin Quotidien Europe N° 13601
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

L'UE et Londres discutent du potentiel de renforcement de leurs relations à l'occasion d'une nouvelle Assemblée parlementaire UE-Royaume-Uni

Le commissaire européen au Commerce, chargé également des relations avec le Royaume-Uni, Maroš Šefčovič, et le ministre britannique chargé des relations avec l’UE, Nick Thomas-Symonds, ont lancé lundi 17 mars à Bruxelles les travaux de la cinquième Assemblée parlementaire de partenariat UE-Royaume-Uni, établie par l'Accord de commerce et de coopération de 2020.

Devant les eurodéputés et députés britanniques, ils ont notamment exposé tous les deux leur vision d’un partenariat renforcé alors que les deux parties se verront le 19 mai pour un Sommet Royaume-Uni/UE.

S’exprimant en premier, le commissaire européen a rappelé que l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, l’accord de commerce et de coopération et le protocole de Windsor encadrant la situation particulière de l’Irlande du Nord constituent le « pilier » des relations et que « leur mise en œuvre est essentielle ».

Soulignant que l’UE défendra toujours les intérêts des Européens et des plus de 3 millions de ressortissants européens au Royaume-Uni, il a expliqué que l’accord de commerce et de coopération, « le plus ambitieux » qu’a pu nouer l’UE à ce jour et qui prévoit une exemption de droits de douane pour une large série de produits, fonctionne globalement « sans heurts ». Il ne remplacera toutefois pas les effets d’une pleine adhésion, a rappelé le commissaire, et garde « un potentiel à exploiter ».

Alors que Keir Starmer a souhaité renforcer les partenariats avec l’UE, le commissaire a indiqué voir trois domaines possibles : la sécurité et la résilience dans le contexte géopolitique actuel par « une coopération plus structurée, dans un contexte empli de défis » ; le contact entre les citoyens et la nécessité « de jeter des ponts entre travailleurs et étudiants » de l’UE et du Royaume-Uni ; et enfin, la protection du climat, de « notre planète et de ses ressources » en exploitant tout le potentiel de l’accord de commerce et de coopération avec notamment de nouveaux échanges sur l’énergie.

Le responsable britannique, de son côté, a insisté sur les défis communs qui se posent aux deux blocs entre la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie, l’inflation, les défis de croissance et la prospérité, qui nécessitent une réponse coordonnée sur tout le continent.

Soulignant la proximité de vues entre Londres et l’UE sur le soutien à l’Ukraine et les garanties de sécurité, le ministre a plaidé pour un rapprochement sur la défense et la sécurité, Londres cherchant « une vaste coopération » avec l’UE sur ces questions.

Le second domaine de rapprochement est celui de la sécurité et de la sûreté des citoyens face aux trafics de personnes, au crime organisé et au terrorisme avec, ici, la question des frontières. Londres veut aller plus loin que sa seule présence renforcée dans Europol.

Enfin, la prospérité est le troisième champ clef. Londres veut encore développer le potentiel de l’accord de commerce et de coopération et lever toutes les barrières aux échanges alors que les flux commerciaux ont baissé l’an dernier de 32% entre l’UE et le Royaume-Uni, a-t-il dit.

« Il faut saisir l’occasion de revoir ces relations commerciales pour en faire profiter les entreprises », a-t-il ajouté, assurant que le Royaume-Uni veut tisser une relation de confiance avec l’UE et « tiendra sa parole ».

Les échanges entre élus se poursuivront ce mardi 18 mars. (Solenn Paulic)

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