Le Parlement européen a demandé à l'Union européenne, jeudi 13 février, d'intégrer le président nicaraguayen, Daniel Ortega, dans la liste des personnes faisant l'objet de sanctions européennes, ainsi que son épouse, Rosario Murillo, nommée coprésidente du Nicaragua en janvier, dans une résolution adoptée à main levée.
Le PE invite également les États membres à ouvrir, par l’intermédiaire de la Cour pénale internationale, des enquêtes à l’encontre du régime Ortega-Murillo pour crimes contre l’humanité.
Dénonçant les violations répétées des droits de l'homme et l'incarcération des opposants politiques dans le pays d'Amérique centrale, les eurodéputés réitèrent leur demande de faire usage de la clause démocratique de l’accord d’association entre l’UE et le Nicaragua.
En outre, les députés invitent l’UE à « instaurer des garanties spécifiques de respect des droits de l’homme lors de l’affectation de financements de l’Union, notamment par l’intermédiaire des institutions multilatérales et financières », afin que ces fonds ne contribuent pas au renforcement du régime nicaraguayen.
Les sanctions de l'UE visant 21 dignitaires du régime Ortega-Murillo courent jusqu'au 15 octobre prochain (EUROPE 13499/37).
Voir la résolution du PE : https://aeur.eu/f/fh7 (Mathieu Bion)