La porte-parole en chef du Service européen pour l'action extérieure, Anitta Hipper, a salué, dimanche 9 février, la tenue du sommet entre la Communauté des États d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA).
Réunis samedi à Dar es-Salaam, en Tanzanie, les dirigeants africains, parmi lesquels le président rwandais, Paul Kagame et, en visioconférence, son homologue congolais, Félix Tshisekedi, ont appelé à l’instauration d’un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
« La cessation des hostilités, la fourniture d'une aide humanitaire, le respect du droit international humanitaire, la sécurisation de Goma, la résolution pacifique du conflit par le processus de Luanda-Nairobi et le respect de l'intégrité territoriale sont primordiaux », a commenté Mme Hipper sur 'X', à la suite des décisions prises.
Les dirigeants africains ont ordonné aux chefs militaires des pays de la CAE et de la CDAA de se réunir dans un délai de cinq jours afin de mettre en œuvre ces décisions.
Par ailleurs, ils ont exigé la mise en place de modalités de retrait des forces étrangères « non invitées » en RDC et de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda, hostiles au régime de Paul Kagame.
UE-Rwanda. En amont du sommet, le président rwandais avait indiqué avoir eu une « conversation fructueuse » avec le président du Conseil européen, António Costa, convenant de la nécessité d'une « désescalade efficace » en RDC.
« Nous avons également échangé sur la coopération solide et continue entre l'UE et le Rwanda dans des secteurs clés », avait précisé M. Kagame sur 'X' mercredi, alors même que ce partenariat fait l’objet de critiques (EUROPE 13573/1) (Bernard Denuit)