Depuis le lancement mondial de la nouvelle entreprise d'intelligence artificielle chinoise DeepSeek, le 20 janvier, quatre grandes autorités nationales se sont déjà penchées sur les problèmes que soulèvent le modèle et sa collecte de données.
D'abord l'Italie, qui a émis de sérieux doutes dès le début de la semaine dernière quant au respect du RGPD par DeepSeek, évoquant « des risques potentiellement élevés de violation du règlement européen ».
Le régulateur national veut « clarifier les modalités d’apprentissage utilisées par l'IA ». Depuis jeudi 30, l'application n'est plus accessible ni téléchargeable en Italie et l'autorité a annoncé ouvrir une enquête.
L'Irlande et la Belgique ont suivi. Dublin a réclamé, mercredi 29 janvier, « des informations sur le traitement des données effectué en relation avec les personnes concernées en Irlande ».
L’Autorité de protection des données (APD) belge a annoncé le lendemain l'ouverture d'une « enquête » à la suite d'une plainte.
La France est entrée à son tour dans la danse, en envoyant une demande d'information à la société, jeudi 30 janvier. Comme pour les trois autres régulateurs, la CNIL française s’interroge sur le fonctionnement de l'application et le respect de la vie privée des utilisateurs et a annoncé qu'elle était en train « d’analyser » l'outil.
Du côté de l'UE, on dit prendre note et suivre de près les actions des États membres et on rappelle que DeepSeek, en sa qualité de « service d'hébergement », devra, dans les mois à venir, se conformer aux obligations générales du règlement sur les services numériques. (Isalia Stieffatre)