Le représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme, l'ambassadeur Olof Skoog, a effectué une visite d'une semaine au Pakistan, qui s’est conclue vendredi 31 janvier, afin de discuter des questions les plus urgentes en matière de droits de l’homme et de droits du travail et des plans du Pakistan pour y remédier, en particulier dans le contexte de l'évaluation du régime commercial SPG+.
Il a rencontré des représentants du gouvernement, des dirigeants militaires, des organismes des Nations unies, des représentants de la société civile, des médias et des entreprises et a souligné l'engagement de l'UE à « aider le Pakistan à s’acquitter de ses obligations en matière de droits humains ».
« Alors que nous approchons de la mi-parcours du cycle de surveillance actuel, nous encourageons le Pakistan à poursuivre ses réformes alors qu’il se prépare à présenter une nouvelle demande dans le cadre du nouveau règlement SPG+ », détaille un communiqué du Service européen pour l’Action extérieure (SEAE).
Les avantages commerciaux du SPG+ dépendent effectivement des progrès réalisés dans le traitement d’une liste de questions, notamment en matière de droits de l’homme et de réformes concrètes.
Le Pakistan est devenu le premier bénéficiaire de ce régime, « les entreprises pakistanaises ayant augmenté leurs exportations vers le marché de l’UE de 108% depuis le lancement du régime commercial en 2014 ».
Les discussions ont ainsi porté sur les lois sur le blasphème, les droits des femmes, les conversions forcées, la liberté des médias, l'indépendance de la justice, la peine de mort ou encore la liberté de religion et les droits des minorités. (Pauline Denys)