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Bulletin Quotidien Europe N° 13566
ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les ministres de l'UE s'accordent sur le principe de lever certaines sanctions

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE se sont mis d'accord, lundi 27 janvier, sur le principe d'alléger graduellement les sanctions à l'encontre de la Syrie.

« Les ministres des Affaires étrangères de l’UE viennent de s’accorder sur une feuille de route visant à alléger les sanctions de l’UE contre la Syrie », a annoncé la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, sans donner de détails. Elle a expliqué que la levée commencerait avec des sanctions « qui nuisent le plus au développement du pays ».

Selon le ministre espagnol, José Manuel Albares, il s’agira des mesures restrictives qui affectent la reconstruction et l’aide humanitaire.

À son arrivée au Conseil, son homologue français, Jean-Noël Barrot, avait annoncé que les ministres décideraient « de suspendre certaines sanctions qui s'appliquent au secteur de l'énergie, aux transports ou aux institutions financières et qui entravent actuellement la stabilisation économique du pays et le démarrage du processus de reconstruction ».

S’il y a un accord politique sur une levée des mesures restrictives, il n’est pas encore clair quelles mesures seront concernées. Selon une source, l’énergie, le transport ou encore le secteur bancaire sont des pistes de travail pour les groupes de travail du Conseil.

Mais pas question de donner un chèque en blanc aux nouveaux dirigeants syriens. « Même si nous souhaitons agir rapidement, la levée des sanctions peut être annulée si des mesures erronées sont prises », a prévenu Mme Kallas. Ainsi, ces mesures seraient soumises à un mécanisme de réversibilité. « La suspension doit avoir comme contrepartie une transition politique qui associe tous les Syriens et toutes les Syriennes ainsi que des mesures pour garantir la sécurité et la lutte sans relâche contre toute forme de terrorisme, contre Daesh, ainsi que la détection, la maîtrise et la destruction des armes chimiques », a précisé M. Barrot.

Le ministre irlandais, Simon Harris, tout comme son homologue autrichien, Alexander Schallenberg, ont souligné l'importance de s'engager auprès des nouvelles autorités. « Nous ne devons pas commettre l'erreur, comme en Afghanistan, de nous fixer des conditions préalables qui sont en réalité insurmontables. Au final, aucun État de l'UE ne peut discuter avec les talibans. Tous les autres le font, sauf nous », a regretté l'Autrichien.

Par ailleurs, Paris accueillera le 13 février la troisième édition de la réunion d’Aqaba, qui réunit les partenaires internationaux de la Syrie. (Camille-Cerise Gessant)

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