L'UE, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont condamné, lundi 27 janvier, la « mascarade électorale présidentielle » de la veille en Biélorussie et les « violations effroyables des droits de l’homme » perpétrées par le régime biélorusse. Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a été réélu pour un septième mandat.
« Aucune élection ne peut être considérée comme libre, équitable ou conforme aux normes internationales lorsqu’elle se déroule dans un climat de répression permanente, marqué par une répression de la société civile, des détentions arbitraires et des restrictions à une véritable participation politique », ont souligné ces partenaires dans une déclaration commune.
Selon eux, la décision du régime d’inviter l’OSCE/BIDDH à observer les élections seulement dix jours avant a empêché la mission d’accéder aux étapes clés du processus électoral. « Ces actions sont en contradiction avec les engagements internationaux de la Biélorussie et démontrent une volonté claire d’éviter la transparence du processus électoral », ont précisé l'UE et ces pays.
La veille, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, et la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, avaient dénoncé les élections « truquées », « ni libres ni équitables ».
En raison de la situation dans le pays, mais aussi de l'implication du régime dans la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine et ses attaques hybrides contre ses voisins, « l’UE continuera d’imposer des mesures restrictives et ciblées contre le régime, tout en soutenant financièrement la société civile, les forces démocratiques biélorusses en exil et la culture biélorusse », avaient-elles prévenu. (Camille-Cerise Gessant)