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Bulletin Quotidien Europe N° 13519
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INSTITUTIONNEL / Conseil europÉen

Le résultat des élections américaines occupera une bonne partie de la réunion des Vingt-sept à Budapest

Pour démarrer leur réunion à vingt-sept, jeudi 7 novembre au soir, les dirigeants de l’UE dîneront autour du sujet du résultat des élections américaines ainsi que des récentes élections géorgiennes. Les chefs d’État ou de gouvernement devraient surtout réagir au retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis en janvier 2025, ce dernier ayant battu sa rivale, Kamala Harris, dans les urnes.

Une certaine anxiété est palpable chez les États membres, d’après une source européenne. L’élection de Donald Trump laisse présager un contact moins régulier entre l’UE et Washington et un soutien à l’Ukraine moins affirmé.

Plusieurs diplomates estiment toutefois qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions sur l’avenir de la relation. Il ne s’agira que du début des discussions, dans la mesure où l’entrée en fonction de M. Trump n'adviendra que dans deux mois.

L’accent doit, dans tous les cas, être mis sur le renforcement de la compétitivité européenne pour faire face à d’éventuelles nouvelles barrières commerciales de Washington.

Dans ce sens, l’élection de Donald Trump, qui menace d’imposer des hausses de tarifs généralisées sur les importations, devrait « secouer » les gouvernements de l'UE, espère une source européenne.

Déclaration de Budapest. D'aucuns estiment que le sommet informel du 8 novembre dédié à la compétitivité est donc la réponse la plus pertinente au résultat des élections américaines. Au matin, Mario Draghi présentera aux dirigeants son rapport sur la compétitivité de l'UE, après quoi les Vingt-sept échangeront entre eux sur le sujet.

La difficulté des discussions, à ce stade, réside dans le fait que les États membres sont partagés sur les recommandations faites par M. Draghi, en particulier sur les questions de financements. Il s'agit d'un « véritable défi » pour les mois à venir et les travaux qui vont démarrer, admet une source.

Personne ne s'attend à ce que le sommet de Budapest apporte des solutions au problème de compétitivité dans l'UE, selon deux diplomates. Le Conseil européen veut, pour l'heure, maintenir l'attention sur le sujet ainsi qu'une certaine pression politique.

Dans la dernière version de la déclaration, présentée mercredi 6 novembre aux représentants permanents des États membres auprès de l'UE et dont Agence Europe a eu copie, le passage sur les financements n'a pas été amputé, malgré les demandes de plusieurs pays.

Le cadre financier pluriannuel est toujours mentionné comme un « élément essentiel pour tenir les engagements sur les priorités stratégiques ». Les dirigeants devraient, de plus, s'engager à « explorer le développement de nouveaux instruments » et « continuer à travailler sur l'introduction de nouvelles ressources propres ».

Cette dernière version semble convaincre les Vingt-sept, qui ont marqué leur approbation informelle au texte, à la condition d'y introduire quelques changements mineurs, selon deux sources.

Voir le projet de déclaration : https://aeur.eu/f/e7j (Léa Marchal avec la rédaction)

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