La Hongrie maintient, à ce stade, son veto sur le texte législatif qui vise à accroître de 6 à 36 mois la durée des sanctions européennes visant la Banque centrale de Russie.
« Nous devons attendre », a confirmé le ministre hongrois des Finances, Mihály Varga, mardi 5 novembre à l'issue du Conseil 'Écofin', notant que ce point n'était pas à l'agenda de la réunion des ministres européens des Finances. La Hongrie veut attendre les résultats des élections présidentielles américaines avant de prendre position.
Ce blocage n'a empêché ni l'Union européenne ni les États-Unis d'apporter leur contribution, d'environ 20 milliards de dollars chacun, à l'aide macroéconomique des pays du G7 à l'Ukraine sous forme de prêts bilatéraux pour un total de 50 milliards de dollars pour 2025 (EUROPE 13513/7).
Au nom de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis a exhorté « tous les États membres à aller de l'avant en adoptant le dernier texte » législatif en suspens. Cette étape aurait pour conséquence, selon lui, de faire diminuer la prime de risque que les États-Unis imposeront au bénéficiaire de leur prêt. S'appuyant sur des chiffres du FMI, il a noté que le trou budgétaire de l'Ukraine serait de « 41,5 milliards de dollars cette année ».
La Commission européenne négocie actuellement un Protocole d'entente avec les autorités ukrainiennes afin de concrétiser les conditions assorties à l'aide macrofinancière de l'UE pour 2025, avec l'objectif de débuter les versements dès la fin 2024. (Mathieu Bion)