Le Comité économique et social européen (CESE) a publié, lundi 21 octobre, une étude sur la participation des jeunes dans les processus politiques et décisionnels.
À travers une analyse des pratiques exemplaires, le CESE propose des recommandations concrètes pour renforcer cette participation au sein de ses propres instances ainsi que dans d'autres institutions de l'Union européenne.
L’étude s’appuie sur quatre études de cas : le Conseil local de la jeunesse de Klaipèda (Lituanie), le Conseil national de la jeunesse autrichien, le système de cogestion du Conseil de l’Europe et l'initiative Youthwise de l’OCDE.
Ces exemples démontrent comment des modèles variés permettent aux jeunes d'influencer les décisions politiques.
Le Conseil national autrichien de la jeunesse représente plus de 3 millions de jeunes grâce à une forte base légale et à des mécanismes inclusifs.
De même, le Conseil local de la jeunesse de Klaipèda, composé de 14 membres, dont 7 jeunes élus, montre l’efficacité de la cogestion entre jeunes et autorités locales.
Cependant, malgré des initiatives positives, l’étude souligne des obstacles récurrents, comme le manque de ressources financières et humaines, ainsi que l’absence de reconnaissance des besoins spécifiques des jeunes, notamment en termes d'inclusivité et d'intersectionnalité.
Le rapport recommande, en ce sens, une participation structurée, et non symbolique, ainsi qu'une meilleure allocation des ressources et une formation des jeunes pour une implication durable.
Enfin, le CESE appelle à intégrer les jeunes comme acteurs à part entière dans les décisions, pour renforcer la démocratie participative.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/dzn (Nithya Paquiry)