La Commission européenne a accueilli positivement, jeudi 5 septembre, la décision du gouvernement italien de modifier les règles relatives à l'octroi des concessions balnéaires en Italie, afin d'y insuffler plus de concurrence.
Selon la presse italienne, les communes italiennes concernées devront lancer de nouveaux appels d'offre, au plus tard d'ici juin 2027, pour l'octroi de nouvelles concessions balnéaires d'une durée située entre cinq et vingt ans afin de permettre l'amortissement des investissements réalisés. En cas d'octroi de la concession à un nouveau gestionnaire, le gestionnaire sortant aura droit à une indemnisation financière en lien avec les montants de ses investissements n'ayant pas encore été amortis au moment du changement de gestionnaire. Les critères d'attribution d'une concession tiendront compte de la situation lors des années précédentes et de la nature des gestionnaires sortants.
Faisant état de discussions « constructives » avec les autorités italiennes, la Commission s'est félicitée d'une « solution globale, ouverte et non discriminatoire, qui couvre toutes les concessions balnéaires et à mettre en application dans les trois ans ». Elle n'a toutefois pris aucune décision relative à la procédure d'infraction spécifique ouverte à l'encontre de l'Italie, attendant de voir la concrétisation du futur décret italien qui devrait être adopté d'ici mars 2025.
« La collaboration entre Rome et Bruxelles a permis de trouver le point d'équilibre entre la nécessité d'ouvrir le marché des concessions balnéaires et l'opportunité de protéger les attentes légitimes des concessionnaires italiens actuels », a déclaré le ministre italien des Affaires européennes et candidat de l'Italie au poste de commissaire européen, Raffaele Fitto, sur X. (Mathieu Bion)