Les ministres et représentants des ministres de l’Emploi et des Affaires sociales des 27 États membres de l’UE se sont réunis à Bruxelles, mardi 16 juillet, pour discuter de l’intégration des personnes handicapées dans le marché du travail. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la stratégie 2021-2030 pour les droits des personnes handicapées.
Le ministre délégué hongrois chargé de la Politique sociale, Attila Fülöp, qui présidait les échanges, a valorisé le rôle des politiques actives du marché du travail pour encourager les chômeurs et promouvoir les entreprises sociales et les emplois protégés. Il a rappelé la nécessité de l’accessibilité physique, des technologies de l'information et de la communication ainsi que des arrangements flexibles et des adaptations raisonnables.
Les ministres ont partagé leurs initiatives nationales. Ainsi, la ministre espagnole, Yolanda Díaz Pérez, a mentionné une réforme de l'article 49 de la Constitution, qui a augmenté de 70% les recrutements de personnes handicapées et réduit le taux de travail temporaire de 23 points.
La ministre lituanienne, Justina Jakštienė, a évoqué une réforme introduite en janvier 2024 avec des mesures comme l'assistance à l'emploi et des subventions pour l'adaptation des postes de travail, visant un taux d'emploi de 38% d'ici 2025.
La ministre grecque, Sofia Zacharaki, a détaillé la stratégie nationale 2024-2030, alignée avec la stratégie européenne, incluant l’accessibilité, la vie indépendante, les soins de santé actifs, l'éducation et l'emploi inclusif. La Grèce a investi 140 millions d’euros pour assurer des services de qualité et des programmes de formation numérique.
La France a rappelé ses efforts pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes handicapées avec une politique axée sur les quotas d'emploi obligatoires, le développement des entreprises adaptées et les aides financières pour l’adaptation des postes de travail.
La Suède a annoncé miser sur l'éducation inclusive, le soutien individualisé et les partenariats avec les entreprises pour créer des environnements de travail accessibles.
Tous les ministres ont tenu à illustrer la diversité et l'engagement des États membres afin de rappeler la nécessité de fixer des objectifs nationaux concrets et de valoriser les compétences des personnes handicapées plutôt que de se concentrer sur leurs limites. Plus qu’un besoin légitime, cela est apparu comme une opportunité de mobiliser un potentiel humain significatif pour l'économie européenne. (Nithya Paquiry)