La 18e édition de la Semaine de l’énergie durable s’est ouverte à Bruxelles, mardi 11 juin, en présence, notamment, de la commissaire à l’Énergie, Kadri Simson, et de la ministre belge de l’Énergie, Tinne Van der Straeten, à la tête du Conseil ‘Énergie’, afin de mettre l’accent sur le développement des solutions énergétiques ‘zéro émission nette’ favorisant la compétitivité de l’Europe.
Au lendemain des élections européennes (EUROPE 13428/7), la commissaire Simson a tenu à revenir sur les progrès réalisés au cours des cinq dernières années sur le plan énergétique, en particulier à la suite de l’invasion russe en Ukraine en 2022, tels que la réforme des marchés de l'électricité et du gaz et la mise en place d’un cadre économique pour l’hydrogène.
Elle a mis l’accent particulièrement sur le développement des réseaux électriques.
« En un an seulement, nous avons sorti la question des réseaux électriques d'un angle mort et l'avons placée en tête de nos priorités. (…) Les investissements nécessaires sont sans précédent, tant au niveau de la transmission que de la distribution », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que l’UE était « au début d'une nouvelle vague d'investissements dans les réseaux ».
Le sujet était l'une des priorités les plus importantes de la Présidence belge du Conseil de l’UE, permettant, selon Mme Van der Straeten, de « poser les fondations pour l’agenda énergétique des années à venir ».
L’eurodéputé Morten Petersen (Renew Europe, danois), vice-président de la commission ITRE du Parlement européen, a appelé lui aussi, lors de cette cérémonie d’ouverture, à poursuivre le travail sur les réseaux pour favoriser « l’unité » au sein d’une véritable Union de l’énergie et d’un marché unique européen pour le secteur.
Il a souligné également la nécessité d’assurer la sécurité économique de l’UE, de réduire les dépendances vis-à-vis des importations chinoises ainsi que de mettre en place un véritable mécanisme de financement européen commun, permettant d’éliminer « la course malsaine aux subventions d’aides d’État ».
Le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Thomas Östros, quant à lui, a réaffirmé la volonté de la Banque de poursuivre son soutien au financement de solutions énergétiques durables.
« Presque 50 milliards d’euros de notre total de 88 milliards ont été consacrés aux investissements verts en 2023, ce qui représente plus du double de ce que nous avons consacré il y a 4 ans », notamment pour répondre aux objectifs du plan 'REPowerEU', a-t-il déclaré.
Il a rappelé également qu’un tiers de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dépend des technologies qui ne sont pas encore disponibles ou pas suffisamment compétitives en termes de coûts. « Cela signifie que nous devons miser sur des technologies qui ne sont pas encore à notre disposition. Nous devons investir dans la recherche, le développement et l'innovation, dans des expériences et des projets pilotes », a-t-il conclu. (Pauline Denys)