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Bulletin Quotidien Europe N° 13429
PE2024 / Pe2024

Les groupes politiques pro-européens au PE soutiennent la poursuite du processus des 'Spitzenkandidaten'

Les présidents des groupes politiques pro-européens - PPE, S&D, Renew Europe, Verts/ALE - au Parlement européen ont soutenu le processus des candidats têtes de liste ('Spitzenkandidaten') pour la désignation de la personnalité qui sera chargée de présider la prochaine Commission européenne, mardi 11 juin, lors de la première réunion de la Conférence des présidents des groupes (CoP) du PE après la tenue des élections européennes.

Interrogée par Agence Europe sur la probabilité que ce processus tienne bon, la présidente du Parlement, Roberta Metsola, a acquiescé, sans donner d'autres précisions.

Selon le président du groupe 'Parti populaire européen' (PPE), l'Allemand Manfred Weber, Mme Metsola a conclu la CoP en constatant qu'il existe une majorité des groupes politiques qui est « clairement en faveur » de la poursuite du processus des candidats têtes de liste. Comme le PPE est arrivé en tête aux élections européennes et est le seul parti pro-européen à avoir gagné de nouveaux eurodéputés (EUROPE 13427/8), il a estimé que les autres familles politiques européennes devaient soutenir ouvertement la 'Spitzenkandidat' chrétienne-démocrate, l'Allemande Ursula von der Leyen, candidate à sa propre succession. Un tel soutien doit-il être formalisé par écrit ? « Nous verrons dans les prochains jours », a-t-il répondu, se félicitant de « la volonté politique » existante.

Lundi 17 juin, lors du dîner informel des chefs d'État ou de gouvernement à Bruxelles, Mme Metsola communiquera aux Vingt-sept que le Parlement européen préconise le respect du processus des candidats têtes de liste, a indiqué une source interne au PE. Il revient en effet au Conseil européen, en tenant compte des élections européennes, de désigner une personnalité chargée de présider la Commission et qui soit en mesure de recueillir sur sa personne la majorité absolue (361 voix en 2024) des eurodéputés.

Le Bavarois a demandé au chancelier allemand, Olaf Scholz, et au président français, Emmanuel Macron, de fournir dès lundi prochain des « certitudes » sur le fait que les sociaux-démocrates, pour le premier, ainsi que les centristes et libéraux, pour le deuxième, soutiendront la candidature de Mme von der Leyen. Celle-ci se rendra à Paris ce mardi.

 La présidente du groupe social-démocrate (S&D), l'Espagnole Iratxe García Pérez, a réitéré que sa famille politique était « ouverte à une alliance avec toutes les forces pro-européennes », insistant sur le fait qu'une telle alliance ne devra « jamais [se faire] avec l'extrême droite ». Sur le processus des 'Spitzenkandidaten', elle a approuvé la poursuite du processus sans clairement afficher son soutien à Mme von der Leyen, préférant attendre les discussions qui se tiendront au Conseil européen. Aujourd'hui, a-t-elle ajouté, il faut d'abord discuter du « contenu » des politiques et des priorités que pourrait défendre une majorité pro-européenne au PE.

Même son de cloche du côté des écologistes. La co-présidente du groupe Verts/ALE, l'Allemande Terry Reintke, a estimé que la montée des forces souverainistes et nationalistes oblige le Parlement européen à resserrer les rangs en bâtissant une majorité politique pro-européenne. Et « les Verts veulent en faire partie », a-t-elle déclaré, soulignant l'importance d'avoir de « la stabilité » au PE au moment où l'incertitude règne en France après la convocation d'élections législatives anticipées.

Dans les négociations qui s'annoncent, Mme Reintke a rappelé les priorités de son groupe, affaibli après des pertes importantes en France et en Allemagne : « La poursuite du 'Pacte vert européen', le respect de l'État de droit et le rejet de toute interaction avec l'extrême droite », à savoir les groupes conservateur (CRE) et nationaliste (ID). L'écologiste allemande s'est félicitée que la CoP soutienne le processus des 'Spitzenkandidaten'.

À l'opposé, le représentant du groupe ID, le Belge Gerolf Annemans, a considéré que le Conseil européen était « suffisamment sage » pour entendre la demande des électeurs d'un virage politique à droite et ne pas se baser sur le processus des 'Spitzenkandidaten' pour désigner la personnalité chargée de présider la Commission européenne. (Mathieu Bion)

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