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Bulletin Quotidien Europe N° 13424
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Les États membres de l'UE préciseront leur position sur l’objectif climatique 2040 lors du Conseil ‘Environnement’ du 17 juin

Les ambassadeurs des États membres auprès de l’Union européenne (Coreper) ont brièvement évoqué, mercredi 5 juin, le débat politique et l’échange de vues qui auront lieu le 17 juin, lors du Conseil 'Environnement' à Luxembourg, sur l’objectif climatique à l’horizon 2040, d’une part, et sur la gestion des risques climatiques, d'autre part, des sujets qui ont fait, tous deux, l’objet de communications ciblées de la Commission européenne (EUROPE 13344/1, 13369/11).

Objectif climatique 2040. Un premier échange préliminaire sur l’objectif 2040 avait eu lieu lors du précédent Conseil ‘Environnement’, le 25 mars, et avait recueilli le soutien de la majorité des États membres (EUROPE 13378/4). Ces derniers souhaitent fixer « un objectif ambitieux », mais n'ont pas encore formellement adopté de position sur le niveau précis du futur objectif climatique.

La communication de la Commission fixe une réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 90% par rapport à 1990.

Plusieurs délégations ont demandé plus de clarté sur les incidences sociales et économiques de l'objectif recommandé et ont mis en avant la nécessité de tenir compte de la question de l'acceptation par le public.

Certaines ont également mis en garde contre le fait de s'appuyer trop fortement sur les absorptions de carbone, qu'elles soient technologiques ou naturelles, lors de la définition de l’objectif climatique.

Pour plusieurs délégations, il est important que les énergies renouvelables soient favorisées pour mener à bien la transition énergétique, tandis que certaines appellent à respecter le principe de neutralité technologique.

Enfin, un grand nombre de pays reconnaissent l’importance de fixer cet objectif au niveau de l’UE, afin de l’inclure dans la ‘Contribution au niveau national’ (NDC) actualisée de l'Union, attendue pour 2025, conformément à l’Accord de Paris sur le climat.

Les questions adressées par la Présidence belge aux délégations portent sur la conception de cet objectif 2040 et du cadre post-2030, en tenant compte de l’engagement de l’Union en faveur d’une transition compétitive, juste et équitable, et sur la façon de mobiliser au mieux les mesures axées sur la demande.

 Risques climatiques. À la suite de la présentation de la communication sur la gestion des risques climatiques lors du dernier Conseil ‘Environnement’ (EUROPE 13415/13), la Présidence belge du Conseil a associé aux discussions différentes formations du Conseil, telles que l’Énergie, la Protection civile, le Tourisme, les Finances et le Budget, la Santé, l’Industrie et l’Agriculture.

De façon générale, les délégations nationales reconnaissent la nécessité d’apporter une réponse politique systématique de façon sectorielle, au niveau de l’UE, en améliorant la coordination et la collaboration entre les États membres et entre les secteurs.

Les délégations mettent l’accent en particulier sur le suivi et l'accès aux données, l'importance de la sensibilisation et de la communication, la nécessité de travailler à un financement adéquat et le rôle vital de l'eau.

La Présidence belge demande ainsi aux ministres européens leur avis sur la nécessité de coopérer entre les niveaux de gouvernance, y compris au niveau de l'Union, pour faire face à l'augmentation rapide des risques climatiques en Europe.

Elle les interroge également sur les mesures qui ont été mises en place au niveau national, régional ou local pour améliorer la planification budgétaire, et sur les outils méthodologiques et informationnels encore nécessaires pour favoriser les réformes et les investissements visant à renforcer la résilience. 

Pour voir les documents de préparation du Conseil : https://aeur.eu/f/cjg ; https://aeur.eu/f/cjh  (Pauline Denys)

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