Un impôt sur la fortune est un outil inefficace pour la redistribution des revenus, a estimé le centre de réflexion proche des milieux d'affaires Tax Foundation Europe, dans une étude publiée vendredi 24 mai.
Selon cette étude, un tel impôt aurait pour effet d'élargir - et non de réduire - un grand nombre des disparités socioéconomiques qu'il cherche à résoudre, à cause notamment des risques de fuite des capitaux, d'évasion fiscale et de la complexité de l'application de la loi.
En outre, l'étude constate que les taux marginaux d'imposition élevés découragent l'investissement et l'innovation, essentiels pour la croissance économique et la création d'emplois. Elle souligne aussi que les différences de taux marginaux d'imposition ont une incidence sur le lieu de résidence et d'investissement des personnes à haut revenu.
L'étude met en évidence non seulement la nécessité potentielle de maintenir des politiques fiscales décentralisées dans l'UE, mais encourage également chaque pays à mettre en place les systèmes fiscaux les moins distorsifs possible.
Bien que ce ne soit pas la politique envisagée par les décideurs politiques, Tax Foundation Europe les exhorte à chercher des solutions aux inégalités de revenus en simplifiant la conception des impôts.
« Des systèmes fiscaux bien conçus qui favorisent la croissance économique et le développement social permettent d'accroître l'activité, ce qui se traduit par une augmentation des recettes publiques qui peuvent alors être utilisées à des fins de redistribution », a souligné Diego Sanchez, auteur invité de Tax Foundation Europe, dans un communiqué.
L’initiative citoyenne européenne en faveur d'un impôt européen sur la fortune (EUROPE 13391/15) a reçu à ce jour plus de 190 000 soutiens.
Lire l'étude : https://aeur.eu/f/cdm (Anne Damiani)