Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a souligné, jeudi 4 avril, les sérieuses inquiétudes de l’UE concernant l’annonce du parti au pouvoir en Géorgie de réintroduire un projet de loi sur la 'transparence de l’influence étrangère'.
Rappelant l'engagement public pris l'année dernière par le gouvernement géorgien et le parti au pouvoir de « retirer sans condition » cette législation, il a expliqué que l’UE regrettait qu’elle soit à nouveau envisagée, malgré les vives réactions du public et de la communauté internationale en mars 2023. Le projet de loi avait été critiqué, car il reflétait la loi russe sur les agents étrangers, utilisés pour réprimer l'opposition.
« Créer et maintenir un environnement favorable aux organisations de la société civile et garantir la liberté des médias est au cœur de la démocratie. C’est également crucial pour le processus d’adhésion à l’UE », a expliqué le porte-parole dans son communiqué, précisant que certaines conditions pour que la Géorgie avance dans son processus d’adhésion portent sur le fonctionnement libre de la société civile et la lutte contre la désinformation contre l'UE et ses valeurs.
« La transparence ne doit pas être utilisée comme un instrument pour limiter la capacité de la société civile à fonctionner librement », a prévenu le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)