La Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB), avec la Confédération européenne des syndicats (CES) et la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), a demandé à la Présidence belge du Conseil de l’UE de faire pression en faveur d'un cadre juridique européen pour le dépistage et l'enregistrement de l'amiante, a-t-elle indiqué le 4 avril dans un communiqué.
Les syndicats ont envoyé deux lettres, adressées au vice-premier ministre et ministre de l'Économie et de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne, et au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé, Frank Vandenbroucke, alors que la Commission n’a toujours pas présenté cette initiative annoncée fin 2022 et que le texte législatif serait bloqué, disent les syndicats, au niveau du cabinet de la présidente de la Commission.
Le texte, qui complèterait une directive révisée en 2022 - et adoptée - sur les valeurs d’exposition professionnelle à l’amiante, « est essentiel pour protéger les travailleurs : la connaissance de la présence d'amiante est la première et la plus importante condition préalable à l'élimination en toute sécurité de l'amiante restant », dit l’organisation.
La Commission européenne avait annoncé une proposition législative sur le dépistage et l'enregistrement de l'amiante dans les bâtiments pour 2023, demandant aux États membres de mettre en place des stratégies nationales pour le désamiantage.
« Malheureusement, rien ne s'est passé depuis », affirment les syndicats.
« La Commission continue de travailler sur une proposition législative qu'elle entend proposer d'ici la fin de la législature. Le retard est dû aux difficultés et à la complexité de la collecte des données pertinentes pour cette proposition », a répondu la Commission le 4 avril.
Lien vers les courriers : https://aeur.eu/f/bmh (Solenn Paulic)