La Commission européenne a adopté, lundi 11 mars, une nouvelle méthode normalisée pour mesurer la présence de microplastiques dans l’eau, alors que les méthodes de calcul diffèrent encore largement parmi les Vingt-sept. Elle a également adopté un acte délégué concernant la réutilisation de l’eau ainsi qu’une communication pour aider les États membres à mieux définir le « bon état écologique » des mers et à respecter les valeurs seuils visant à permettre l'utilisation durable des ressources.
Méthode normalisée. La Commission entend mettre de l’ordre dans les méthodes de calcul visant à mesurer la présence de microplastiques dans l'eau potable. Cette méthode, avance la Commission, devrait permettre de comparer plus facilement les résultats obtenus et, par conséquent, de les interpréter.
Réutilisation de l’eau. La Commission européenne a aussi annoncé avoir adopté un acte délégué dans le cadre du règlement sur la réutilisation de l’eau (EUROPE 12280/4), qui vise, en parallèle à la directive sur le traitement des eaux résiduaires (EUROPE 12557/5), à promouvoir une réutilisation plus large des eaux usées traitées pour l'irrigation agricole.
Dans son acte délégué, la Commission précise ainsi les principaux éléments techniques à examiner et à prendre en compte lors de l'élaboration des plans de gestion des risques, notamment les processus de production, de stockage, de distribution de l'eau recyclée, et l'identification des dangers.
« Avec les normes d'aujourd'hui, les citoyens peuvent être assurés que leur eau potable sera soigneusement contrôlée contre la présence de microplastiques et que toute eau usée réutilisée est sûre, limite les prélèvements d'eau excessifs et contribue à restaurer le cycle de l'eau qui s'est rompu », a commenté le commissaire chargé de l'Environnement, des Océans et de la Pêche, Virginijus Sinkevičius.
Bon état écologique des mers. Enfin, une communication a aussi été mise sur pied pour que les Vingt-sept puissent « mieux définir » le « bon état écologique » des mers. La communication, qui doit servir de phare pour les États membres en la matière, précise, par exemple, les niveaux maximaux admissibles de bruit sous-marin ou encore les quantités maximales admissibles de déchets sur les plages.
Ces valeurs, convenues par les États membres, devront être utilisées lorsqu'ils mettront à jour leurs stratégies marines au titre de la directive-cadre 'Stratégie pour le milieu marin' (EUROPE 13157/9), d'ici octobre 2024.
Voir la méthode de mesure des microplastiques dans l’eau : https://aeur.eu/f/b8g
Voir l'acte délégué sur la réutilisation de l'eau : https://aeur.eu/f/b8h
Voir la communication sur l'état des mers : https://aeur.eu/f/b8i (Thomas Mangin)