Le Forum des droits fondamentaux organisé par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) s'est ouvert à Vienne (Autriche), lundi 11 mars. Cette réunion annuelle de deux jours a été inaugurée par une session d’ouverture réunissant divers représentants, dont la commissaire européenne chargée des Valeurs, Věra Jourová, actuellement en Autriche dans le cadre de sa tournée européenne dédiée à la démocratie (EUROPE 13360/31).
Le forum, qui s’articule autour de trois types d’événements (des débats de haut niveau, des rencontres dédiées au réseautage et au partage d'idées et des masterclass et des présentations techniques), est pensé comme une plateforme unique pour la réflexion, le partage d'expériences et l'action collective vers la construction d'une vision d'espoir pour les droits de l'homme en Europe, à la veille des élections européennes.
Il réunit une multitude de personnalités influentes : décideurs politiques, leaders d'opinion, défenseurs des droits de l'homme, mais également des dirigeants d'entreprises et des artistes autour d'un objectif commun : la promotion des droits de l'homme à l’échelle de l’Union.
Et pour cause, l'édition 2024 du Forum se concentre sur des enjeux majeurs en la matière, notamment les impacts du changement climatique, les avancées technologiques et les menaces pesant sur la démocratie et l'espace civique.
À cette occasion, le commissaire chargé de la Justice, Didier Reynders, est intervenu à distance lors d'un groupe de travail dédié à la défense des droits des personnes et de l'État de droit.
Dans son discours, le commissaire Reynders a souligné l'importance de la protection de l'État de droit comme fondement de la liberté, de la démocratie, de l'égalité et du respect des droits humains au sein de l'UE.
Le commissaire européen a rappelé en outre que le rapport annuel sur l'État de droit, qui évalue la situation dans chaque État membre, est devenu un outil préventif clé, permettant d'identifier les défis à un stade précoce pour éviter leur aggravation. Selon M. Reynders, 65% des recommandations émises ces deux dernières années ont été suivies, en partie ou en totalité, par les États membres, témoignant ainsi d'un impact positif de cet outil.
Par ailleurs, la Commission dispose de divers outils pour réagir aux violations de l'État de droit, ainsi que l’a affirmé le commissaire chargé de la Justice, comme la conditionnalité liée à l'État de droit, qui restreint l'accès aux fonds de l'UE pour les États membres présentant des reculs manifestes.
Enfin, Didier Reynders a également insisté sur l'engagement de la Commission à protéger les droits fondamentaux des citoyens à travers le soutien à l'application de la Charte des droits fondamentaux, incluant la promotion de l'espace civique en Europe. (Nithya Paquiry)