Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, la princesse héritière, Victoria, et six dirigeants de partis nationaux se sont rendus à Bruxelles, lundi 11 mars, pour assister à la levée du drapeau suédois aux côtés de ceux des 31 autres alliés et de l’OTAN.
Jeudi 7 mars, la Suède est officiellement devenue membre de l’Alliance atlantique, après 200 ans de neutralité (EUROPE 13366/14).
« C’est un jour historique », a estimé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.
« Nous sommes épaule contre épaule pour défendre la démocratie et la liberté », a souligné M. Kristersson, ajoutant que l’unité et la solidarité seraient les feux de guidage de la Suède en tant qu’allié et qu’elle partagerait avec les autres alliés « le fardeau, les responsabilités et les risques ».
Selon lui, la situation sécuritaire dans la région n’a pas été aussi sérieuse depuis la Seconde Guerre mondiale et la Russie restera une menace pour la sécurité euroatlantique dans un avenir prévisible.
C’est dans ce cadre que la Suède a postulé à l’OTAN « pour gagner de la sécurité, mais aussi pour fournir de la sécurité », a-t-il expliqué.
M. Stoltenberg a rappelé que la porte de l’OTAN était ouverte, ajoutant que Vladimir Poutine avait échoué dans son objectif de 'moins d’OTAN'. Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, la Finlande et la Suède ont adhéré à l’Alliance. Le secrétaire général a aussi précisé que l’Ukraine n’avait jamais été aussi proche de l’OTAN. « Le président Poutine a commencé cette guerre et pourrait y mettre fin aujourd'hui. Mais l'Ukraine n'a pas cette option. La capitulation n'est pas la paix », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il fallait renforcer l'Ukraine « pour montrer au président Poutine qu'il n'obtiendra pas ce qu'il veut sur le champ de bataille et qu'il doit s'asseoir à la table des négociations ». Pendant le week-end, le pape François a appelé les belligérants à avoir « le courage de hisser le drapeau blanc et de négocier ». (Camille-Cerise Gessant)