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Bulletin Quotidien Europe N° 13353
ACTION EXTÉRIEURE / Russie

Décès d'Alexei Navalny, l’UE promet de demander des comptes et d’imposer de nouvelles sanctions

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé, lundi 19 février, que l’UE allait imposer des sanctions supplémentaires aux responsables russes, après le décès de l’opposant politique Alexei Navalny.

Estimant que la « responsabilité ultime » de la mort de M. Navalny « incombait au président Poutine et aux autorités russes », le Haut Représentant, dans une déclaration au nom de l’UE, a prévenu que l’UE, en coordination étroite avec ses partenaires, ne ménagerait « aucun effort pour que les dirigeants politiques et les autorités russes répondent de leurs actes et elle imposera de nouvelles mesures coercitives en réaction à leurs actions, y compris dans le cadre de sanctions ». 

Devant les médias, à l'issue du Conseil 'Affaires étrangères' qui a accueilli la veuve de M. Navalny, Ioulia Navalnaïa, M. Borrell a estimé que l'opposant avait été « lentement assassiné dans une prison russe par le régime de Poutine ».

« Poutine est un assassin, il a assassiné une personne qui s'est battue pour la liberté et la démocratie », a expliqué le ministre estonien, Margus Tsahkna. Pour son homologue roumaine, Luminita Odobescu, « il ne fait aucun doute que le régime de Poutine est responsable ». 

Afin de « rendre hommage à M. Nalvany et d'honorer sa mémoire », M. Borrell a proposé de renommer le régime de sanctions de l’UE en matière de droits de l'homme 'Régime de sanctions en matière de droits de l'homme de Navalny'. Une proposition acceptée politiquement par les États membres. 

L'UE a également appelé la Russie à autoriser une enquête internationale indépendante et transparente sur les circonstances de cette « mort subite ».  « J’ai besoin d’un rapport indépendant, pas d’un rapport de Moscou », a expliqué le ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. Selon lui, il est dans l’intérêt des autorités russes d’avoir une enquête indépendante, si elles ne sont pas impliquées dans ce décès. La porte-parole de M. Navalny a annoncé, lundi, que les enquêteurs russes « ne remettraient pas le corps (de M. Navalny) et qu'ils procéderaient dans les 14 prochains jours à une analyse chimique et à une enquête ».

L'Union a également demandé la libération immédiate des personnes arrêtées pour avoir rendu hommage à M. Navalny en Russie.

Reprenant les termes de Mme Navalnaïa « Poutine n’est pas la Russie, la Russie n’est pas Poutine », M. Borrell a promis que l’UE continuerait de soutenir la société civile et les médias indépendants russes. « La mort inattendue et choquante de M. Navalny est un autre signe de la répression accélérée et systématique en Russie », a-t-il souligné, appelant à la libération immédiate et sans condition de tous les autres prisonniers politiques. 

Mme Navalnaïa, a annoncé qu’elle continuerait l’ « oeuvre » de son mari. 

Voir la déclaration commune : https://aeur.eu/f/awy  (Camille-Cerise Gessant)

 

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