En adoptant une approche plus avant-gardiste fondée sur des considérations environnementales et sociales pour l'attribution des quotas de pêche, la Commission européenne et les États membres peuvent sauvegarder les populations de poissons tout en soutenant les moyens de subsistance des pêcheurs responsables, selon un rapport publié lundi 19 février par l’ONG Seas At Risk.
Le rapport présente dix pratiques mises en œuvre par des gouvernements nationaux pour l'attribution des possibilités de pêche. « S'ils sont transposés à plus grande échelle, reproduits et adaptés aux réalités nationales, ces exemples peuvent conduire à des pratiques de pêche durables, à la prévention de la surpêche et à l'amélioration du bien-être des pêcheurs », selon l'ONG.
À l'exception de l'Espagne, de Malte et de l'Irlande, l'article 17 du règlement sur la politique commune de la pêche (PCP) est rarement invoqué explicitement dans les études de cas. Pourtant, les gouvernements ont accordé des dérogations et mis en œuvre des mesures qui alignent l'attribution des quotas sur les objectifs formulés à l'article 17, comme la sauvegarde des flottes à petite échelle et la promotion des engins passifs. Bien que ces cas concernent souvent de faibles pourcentages du quota total, « l'impact est significatif pour les flottes à petite échelle et les secteurs économiques qui en dépendent, en particulier dans le cas d'espèces précieuses », selon le rapport.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/awl (Lionel Changeur)