Interrogé sur son avenir politique à l’approche des élections européennes, jeudi 1er février, le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a affirmé qu’il ne serait pas candidat sur la liste de son parti, le Mouvement réformateur (MR), au micro de la chaîne d’information publique belge francophone La Première.
Précédemment pressenti pour être tête de liste du MR lors des élections du Parlement européen en juin, c’est finalement l’actuel président du Conseil européen, Charles Michel, qui avait été désigné début janvier, avant de changer d’avis le 26 janvier (EUROPE 13337/37).
« D’autres choix avaient été faits et j’avais aussi fait des choix », a rappelé M. Reynders, rappelant qu’entretemps, il avait soumis sa candidature, soutenue par le gouvernement belge, pour prendre la tête du secrétariat général du Conseil de l’Europe (EUROPE 13326/20).
« Je souhaite garder une ligne et ne pas ajouter du chaos au chaos », a-t-il poursuivi, reconnaissant que la volte-face de Charles Michel « n’a rien apporté de bon ». Par ailleurs, il a indiqué ne pas avoir été consulté sur les décisions successives du président du Conseil.
« Cela a un impact sur le Mouvement réformateur, parce qu’on a fait des choix. Le choix était clairement de présenter Charles Michel aux élections européennes. J’ai donc pris la décision d’obtenir le soutien du gouvernement belge (…). Je crois que quand on a fait ce genre de démarche, il faut continuer », a-t-il résumé. (Pauline Denys)